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Carnets d'un païen - Page 5

  • Mourir pour la patrie: un bourrage de crâne signé France 5

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     France 5 a diffusé récemment un documentaire intitulé "Mourir pour la patrie: de l'école aux tranchées". Même si, poussé par un masochisme intellectuel récurrent, je dois être à peu près le seul à l'avoir regardé, un tel bourrage de crane est sidérant.

    La thèse de fond de ce morceau de bravoure dans l'histoire de la connerie: c'est l'école de Jules Ferry qui a préparé la première guerre mondiale, en infusant dans l'esprit des enfants un patriotisme forcené, allié à une volonté de revanche guerrière. Salauds de républicains, ils apprenaient aux enfants à lire et à aimer leur pays. Un vrai scandale.

    Au menu, intervention de propagandis... euh d'historiens engagés, images d'archives soigneusement sélectionnées, et scènes de reconstitution d'une salle de classe, avec un professeur qui joue l'imbécile à la perfection (voir photo ci-dessus) et des élèves qui ressemblent à des zombies. Pas orienté le moins du monde.

    Historiquement parlant, le lien entre la docilité guerrière des poilus et l'école de la troisième république est peu argumenté: c'est une idée qu'on est sommé d'admettre comme une évidence. Quid de l'éducation des autres belligérants, pas beaucoup plus rebelles que les français ? Quid de l'attitude des français lors des guerres précédentes ? Bref, tout le documentaire repose sur un postulat.

    Ce qui pose problème, on le sent bien, c'est d'apprendre à écrire (les dictées sont subtilement tournées en dérision), et à aimer son pays (la marseillaise est elle aussi moquée en passant) . Ces idiots de français du 19ème ne savaient pas encore que seul le patriotisme américain est autorisé.

    Et le bourrage de crane subi par les enfants, parlons en. On faisait de Vercingétorix un héros de la France, on apprenait aux enfants à être des soldats ? Est-ce bien pire que de leur apprendre des histoires de poissons homosexuels, ou d'inciter les garçons à jouer à la poupée ? Ressasser la défaite de 1870, est-ce vraiment beaucoup plus bête que de ressasser l'histoire de la seconde guerre mondiale à longueur de journée ?

    A chaque époque ses gâtismes mémoriels et ses obsessions idéologiques. Juger celles d'hier sans remettre en question celles d'aujourd'hui ne peut aboutir qu'à un exercice d'autosatisfaction grotesque. Que l'école d'aujourd'hui marche mieux ! Que notre époque pense comme il faut ! Les petits esclaves du grand capital sont aujourd'hui bien dressés: ils n'aiment pas la France, et ne savent pas écrire.

    L'école de la troisième république, en dépit de ses défauts, notamment un enseignement biaisé de l'histoire et une tendance à la propagande patriotique, a accompli une œuvre considérable pour l'éducation de la France. La France illettrée du 21ème siècle et son école en déroute n'ont aucune leçon à faire à des gens qui ont alphabétisé ce pays.

     

  • Comment choisir ses lectures ?

     

    belle liseuse, Julian Mandel
    D’après les critères des médias, un bon lecteur est quelqu’un qui lit beaucoup. Ce qu’ils oublient souvent de dire, c’est que la qualité joue aussi. Enfin, évidemment, si Albin Michel et Cie veulent écouler les dernières merdes de la rentrée littéraire, faut pas le crier trop fort.

    Beaucoup de gros lecteurs ont une culture littéraire proche de zéro, parce que leur choix de livres est nul. Romans à l’eau de rose, heroic fantasy à la noix, polars, science fiction, auteurs bobos. Résultat : même en lisant deux heures par jour, ces malheureux ne dépassent guère le niveau intellectuel du plouc  « foot-bagnoles-ciné-musique ». Autant regarder Michel Drucker à la télé.

    D’où un constat net, tranchant, sans approximations, à encadrer en lettres d’or : il est primordial de bien choisir ses lectures. Pas besoin de lire 50 livres par an pour avoir une solide culture littéraire (même si ça aide). Voici donc quelques clés.

    -Fuyez comme la peste la merde commerciale ambiante : rentrée littéraire, littérature de genre (polar, science fiction, eau de rose, heroic fantasy…), etc. C’est moins divertissant qu’un vrai livre, souvent moins bien écrit, moins enrichissant, bref aucune raison de s’infliger ce genre de torture. Vous aimez en lire d’habitude ? ça se soigne. Des gens habitués au fast-food peuvent parfaitement réapprendre à manger avec quelques bons restaurants. Au pire, faites-vous une faveur de temps à autre, mais sans excès.

    -VARIEZ vos lectures. Variez les auteurs, les genres, les époques autant que possible. Vous pouvez bien sur avoir des centres d’intérêts majeurs, la poésie par exemple, ou la littérature de telle époque ou tel pays, mais il est important de ne pas s’y enfermer, au risque de ressembler à certains professeurs d’université, auxquels on parle chinois dès qu’on évoque quelque chose qui sort de leur domaine d’études.

    -Ne vous limitez pas au roman (ça recoupe le point précédent, mais j’insiste) : pour la plupart des gens aujourd’hui, littérature rime avec genre romanesque. Lâchez-vous, lisez de la poésie, du théâtre, de la philosophie, de l’histoire, des discours, des nouvelles, des récits de voyages. La littérature est d’une richesse inouïe, pourquoi donc ne pas en profiter ? Ce qui est génial, c’est qu’avec le temps passé à lire un seul roman de 300 pages, on peut lire 4 ou 5 petits livres. Ça passe mieux, et c’est bien plus intéressant (et plus varié…).

    -Lisez des classiques. « Il me semble que jusqu’à ce qu’un homme ait lu tous les livres anciens, il n’a aucune raison de leur préférer les nouveaux» disait Montesquieu. C’est évidemment un peu exagéré, mais globalement, il est absurde de connaître par cœur tel scribouillard contemporain et de n’avoir jamais lu Homère ou Victor Hugo. L’idéal est d’avoir une base antique (les auteurs grecs et latins en particulier), car ce sont évidemment les œuvres qui ont exercé la plus grande influence. Beaucoup de nos contemporains zappent tout cela allègrement, pour se limiter aux productions du 20ème siècle, qui n’est entre nous pas le plus brillant d’un point de vue littéraire.  Avec ce genre d’enfantillages, on finit con comme un panier troué. Connaître les classiques, en outre, vous permettra d’échanger plus facilement, puisque cela vous donnera des lectures communes avec d’autres personnes.

    Une fois ce socle établi, on peut lire des auteurs moins célèbres, élargir ses connaissances en piochant dans des domaines que l’on ne connait pas, ou approfondir les choses en lisant des études sur des œuvres que l’on aime, des biographies d’auteurs qu’on apprécie. Ainsi, vous vous forgerez un parcours de lecture unique.

     

  • Méchant Taddéi !

     

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    Une émission intelligente à la télé ? Scandale ! Depuis quelques mois, toutes les belles âmes et les beaux esprits montent au créneau, de Cyrille Hanouna à Caroline Fourest. Un vrai consensus sapientium. Cette émission abominable donne la parole à des intellectuels, et même à des « cerveaux malades », vous savez, les mecs interdits de plateaux par le lobby qui n’existe pas. Heureusement que l’élite de l’élite se mobilise pour barrer la route à la bête immonde.

    L’un des premiers à critiquer l’émission depuis son transfert sur France 2 fut l’animateur de Touche pas à mon poste, génie de l’humanité s’il en est. (Il dit avoir décroché son bac en trichant. On le croit sur parole.) Entre deux émissions qu’on pourrait confondre avec une séance d’animation pour déficients mentaux, notre Einstein national s’est permis de critiquer Ce soir ou jamais. Gageons qu’il n’est pas foutu d’en comprendre un mot, mais passons.

    Monsieur tape là où ça fait mal : l’émission de Taddéi ne fait pas d’audience, surtout comparé à son talk show génial. Y’aura toujours plus de bouffeurs de merde que de gouteurs de truffes, c’est un fait. L’originalité, de nos jours, c’est que les fabricants de merde s’en vantent. Des étrons libres, comme on dit.

    Après les diatribes de Patrick Cohen (on ne pense pas ce qu’on veut, bordel !) et autres journalistes brillants, c’est au tour de l’inénarrable Caroline Fourest d’intervenir.

    Selon elle, Taddéi inviterait un tas de complotistes et d’extrémistes, qu’il se ferait un plaisir d’opposer aux gardiens du système. Un vrai complot, quoi ! En plus, l’animateur vient de milieux pas très catholiques. J’en connais décidément qui auraient fait une belle carrière dans l’inquisition. Ultime critique, preuve que les grands esprits se rejoignent : Ce soir ou jamais n’est pas très populaire (normal pour une émission aussi élitiste, mais ça n’a décidément pas l’air de tilter).

    Bref, Taddéi devrait se ranger, inviter les gens qu’on a le droit d’inviter (Patrick Cohen est sans doute prêt à lui faire une petite liste), et se mettre au niveau du débile moyen pour faire de l’audience. Non mais !

     

    Un article décryptant les conneries de  l’amie Fourest :

    http://www.lesinrocks.com/2014/01/29/actualite/les-contre-verites-de-caroline-fourest-sur-frederic-taddei-11466469/

     

  • Discours de Maurice Allard (1905)

    Marice Allard député socialiste

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il fut un temps où l’on pouvait être député sans être inculte et socialiste sans être l’idiot utile des religieux. La preuve avec ce discours de Maurice Allard, lors du débat parlementaire sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.

    « Il faut le dire très haut : il y a incompatibilité entre l’Eglise, le catholicisme ou même le christianisme et tout régime républicain. Le christianisme est un outrage à la raison, un outrage à la nature. Aussi je déclare très nettement que je veux poursuivre l’idée de la Convention et achever l’œuvre de déchristianisation de la France qui se poursuivait dans un calme parfait et le plus heureusement du monde jusqu’au jour où Napoléon conclut son Concordat (…) Pourquoi nous républicains, et surtout nous socialistes, voulons-nous déchristianiser ce pays ? Pourquoi combattons-nous les religions ? Nous combattons les religions parce que nous croyons, je le répète, qu’elles sont un obstacle permanent au progrès et à la civilisation. Le jour où le dieu anthropomorphe des Juifs quitta les bords du Jourdain pour conquérir le monde méditerranéen, la civilisation disparut du bassin de la Méditerranée, et il faut remercier les empereurs romains qui ont combattu de toutes leurs forces cette philosophie puérile et barbare, si contraire au panthéisme et au naturalisme de notre race ; il faut remercier Julien l’apostat qui fit tous ses efforts pour combattre le fléau (…)

     Et plus tard, quand le christianisme quitta Rome et la Grèce, où il avait étouffé toute civilisation et où il n’avait laissé que ruines et décombres, et arriva en France, il n’y eut plus en notre pays ni arts, ni lettres, et surtout ni sciences.

     Il fallut la Renaissance, il fallut la Révolution pour redonner au cerveau de notre race sa véritable puissance de normale évolution et sa possibilité de progrès. Sous l’influence du judéo-christianisme, toute lumière avait disparu ; il n’y avait plus que ténèbres. Aujourd’hui encore, combien de progrès ne sont pas réalisés parce que nous trainons derrière nous ce lourd boulet de judéo-christianisme avec son cortège de mensonges et de préjugés traditionnels.

     Nous combattons donc la religion parce que nous voyons dans la religion le plus grand moyen qui reste entre les mains de la bourgeoisie, entre les mains des capitalistes pour conserver le travailleur dans un état de dépendance économique. Voilà pourquoi nous faisons la guerre à tous les cultes et pourquoi nous en sommes les adversaires les plus acharnés.

     

  • La prostitution bientôt sanctionnée en France

    Najat Vallaud Belkacem

    Décidément infatigables, nos despotes éclairés socialistes, dont la force de réforme n’est plus à prouver, s’apprêtent à sanctionner l’achat de service sexuels. Dominique Grosse Canne n’a qu’à bien se tenir ! Interdit de tapiner, sauf pour le grand capital ! (parce qu’entre nous, les idiotes qui voudraient bosser de nuit pour l’industrie du luxe pour quelques sous de plus sont surement des putes aussi, et autrement plus critiquables).

    Inutile de dire que cette loi pue l’idéologie féministe (version coincée du cul/allergique à la bite) à plein nez. Les besoins sexuels des hommes ? Rien à foutre. La précarisation accrue des prostituées ? Idem. Ces hurluberlues parlent même de tarir le problème à la source, en faisant en sorte qu’il n’y ait plus de clients. On croit rêver. Tarir les couilles des mecs ? ça va pas être facile, je vous préviens tout de suite.

     Une magistrate suédoise, interrogée sur France 24, a même avancé l’argument brillant que voici : la prostitution n’est pas un métier normal et sain, parce que les deux sexes n’y sont pas également représentés. Dois-je en conclure qu’il faut aussi interdire les métiers d’institutrice, de sage femme, de chauffeur routier ou de pilote de chasse ?

    Elisabeth Badinter, elle-même féministe (à l’ancienne), dénonce cette loi comme « Une déclaration de haine à la sexualité masculine ». «  Ces femmes qui veulent pénaliser le pénis décrivent la sexualité masculine comme stéréotypée et violente. » Elle fait remarquer que l’on confond les réseaux de prostitution (à combattre) et la prostitution elle-même (qui existe depuis la nuit des temps).

    Il faut être soi-même féministe pour oser dire publiquement des vérités qui sautent aux yeux de chacun : derrière cet attirail idéologique délirant, il y a une violente haine de l’homme et de sa sexualité. Il suffit de lire les auteurs du « nouveau féminisme », de consulter leurs sites internet, ou d’écouter les propos des féministes de service sur les plateaux télé pour s’en convaincre. Ces femmes qui parlent de viol dès qu’on évoque la sexualité masculine, de domination dès qu’on parle de l’homme en général, qui sont fascinées par la castration et le mythe des amazones ont clairement une araignée au plafond. Nietzsche nous avait prévenus : derrière la plupart des systèmes, des idéologies, une maladie se cache.

    Un article sur l’interview d’E. Badinter :

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/prostitution-l-etat-n-a-pas-a-legiferer-sur-l-activite-sexuelle-des-individus-estime-elisabeth-badinter_1300969.html

    Un article sur l’hypocrisie de cette mesure déjà appliquée en Suède http://www.atlantico.fr/decryptage/prostitutio-experience-suedoise-penalisation-clients-marie-elisabeth-handman-400900.html