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Politique et actualité

  • Les Talibans en Amérique

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    Les ignorantins de gauche ont encore frappé. Enfin, pas chez nous au moins, mais, pour une fois, aux Etats-Unis. Ça fait des années qu’on se tape des histoires de poissons pédés, d’hommes-femmes et j’en passe, ça ne peut pas toujours tomber sur nous. Dernier combat en date : déboulonner les statues sudistes des Etats Unis, à commencer par celles du général Lee. Don Quichotte attaquait bien les moulins.


    Au menu : désinformation historique et simplifications grossières en tout genre, scènes dignes d’un péplum biblique (où de la prise de Mossoul par l’état islamique) où l’on brise les idoles des méchants, émeutes fabriquées de toutes pièces avec quelques hurluberlus suprémacistes qui seraient parfaitement insignifiants si les médias ne montaient pas l’affaire en épingle. Et bien sûr, un martyr à la Guy Moquet, souvent un pauvre gamin jeté en pâture aux vilains et censé prouver la justesse de la cause. La gauche adore envoyer des gosses au charbon contre les fachos pour disposer d’un argument de plus. Tertullien, avec son histoire de sanguis martyrum, avait déjà bien compris le stratagème.


     Du coup, évidemment, on ne peut plus imaginer une seconde défendre ces statues, elles ont fait un mort quand même ! Faut obligatoirement être un méchant néo-nazi et tout et tout ! Pour ma part, je me fous de la guerre civile américaine comme de mes premières chemises, mais quand même, on va effacer du passé de chaque pays tout ce qui n’est pas de gauche ? Les grands hommes n’en seront plus s’ils sont suspectés d’avoir été un peu xénophobes sur les bords ? Et quand nos historiens du dimanche auront découvert que les adversaires de Lee, comme le général Custer, ont massacré les Indiens, on jettera les statues du camp adverse à la poubelle aussi ? On nage en plein délire.


    Tout ça, j’oubliais de le préciser, vient de gens qui nous bassinent à longueur de journée avec la Mémoire et les commémorations pas assez commémorées. Imaginons que les hommes du futur soient tous socialistes et divisent le monde entre gentils et méchants, ils comprendront quoi, au juste, si on efface tous les vilains des manuels ? En admettant d’ailleurs que le général Lee soit vraiment un salopard et un traitre, comme le prétendent des sous merdes qui n’ont surement jamais combattu pour leur pays ni ouvert un livre d’histoire. C’est bizarre quand même, les Américains d’il y a quelques décennies (1975) avaient rétabli feu Robert Lee dans ses droits civiques. Un célèbre modèle de char de la seconde guerre mondiale porte son nom. L’Amérique qui a combattu le nazisme célébrait donc un infâme monstre raciste ?


    Ou alors, mais c’est sans doute moi qui ait l’esprit mal tourné, l’Amérique de la seconde moitié du vingtième siècle avait plus de recul, un regard plus apaisé sur son passé. Elle était capable, peut-être, de regarder, au-delà des erreurs personnelles, les qualités d’un homme qui en avait surement, notamment d’un point de vue militaire.


    Chez nous, Jospin et consorts crachent depuis longtemps sur Napoléon, qui a fait la moitié de la France actuelle, sous prétexte qu’il n’était pas de gauche. Un peu comme un islamiste condamnera un poète préislamique, aussi brillant soit-il, parce qu’il ne partageait pas sa foi. A défaut de nous enseigner l’histoire, ces gens nous auront appris ce qu’est la haine de soi.

  • Législatives, magouilles et compagnie

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    Au programme : tractations actives pour savoir quel premier ministre sera le plus rentable, accords secrets, recyclage de vieux bouffeurs de truffes qui pensent encore s’engraisser aux frais des français pour cinq ans. Je ne dirais rien de l’ami Bayrou qui, derrière ses airs de sainte vierge, fait surement pareil que les copains. Mais pour faire oublier tout ça, En Marche a une botte secrète : mettre en avant des gugusses qui ne connaissent rien à la politique et ont fait campagne à leurs frais. Des gens « issus de la société civile », pour le dire de façon plus polie. En pratique : de pauvres andouilles téléguidées par des politiciens, qui servent de caution, et qu’on manipulera à souhait. Ça devient quoi une pucelle formée par une mère maquerelle à votre avis ?


    D’ailleurs, faire croire que des gens qui sont nouveaux en politique seront plus honnêtes ou plus ancrés dans la vie réelle que les politiciens professionnels est une pure foutaise. La façon dont le mouvement cinq étoiles se vautre, pour ne rien dire de Berlusconi, montre bien que cette solution imaginaire ne résout rien. Et au juste, il faudra m’expliquer pourquoi les gens qui ont 30 ans d’expérience en médecine, en droit, en gastronomie sont des grands pontes, et pourquoi en politique, on deviendrait un pestiféré après deux mandats.


    Et puis franchement, les quelques fragments d’interviews de ces candidats laissent pantois. « Nouveauté…changement…nouveauté…changement…idées-nouvelles… ». Nos petits moutons consuméristes ont bien appris leur leçon. Les ouvriers licenciés à tour de bras ? le changement ! L’éducation en déroute ? Le changement. La France, qui dégringole peu à peu les marches dans les classements relatifs à la corruption et à la liberté de la presse, car tous ses grands journaux et chaines d’info sont aux mains de la finance ? Le changement, encore et toujours… Les bonhommes eux-mêmes ne s’illusionnent guère sur leurs capacités mentales et ont presque tous refusé les débats de second tour. C’est ça le progrès, ma bonne dame !


    J’allais oublier Cédric Villani, « génie des mathématiques » de profession. Le mec, malgré une incapacité manifeste à s’habiller normalement, a une médaille Fields, donc pour le crétin de base, tout ce qu’il dit est parole d’évangile. En pratique, dès qu’il sort de son domaine, il est, comme tous les universitaires de son siècle, extrêmement limité. S’abstenir, selon lui, c’est donner la moitié de son vote au FN. Et sortir de l’UE, c’est très très vilain ! Les sophistes (ces lettrés que méprisent tous ceux qui ont lu Platon de travers), voulant former des hommes politiques, enseignaient l’art oratoire plutôt que les mathématiques. On comprend mieux pourquoi. Le type aurait sans doute mieux fait de continuer à étudier les effets des collisions rasantes dans les gaz et l’augmentation de l’entropie selon la théorie de Boltzmann.


    Les politiciens en place ne crèvent déjà pas le plafond. Mélanchon, probablement le plus cultivé de la bande (parmi les figures de premier plan en tout cas), place les origines du stoïcisme au Vème siècle avant Jésus Christ, soit deux siècles trop tôt. Les autres sont à peu près dépourvus de toute culture classique, et passeraient pour des ignares à côté d’un gamin de 16 ans qui a lu une vingtaine de bouquins sérieux. Va-t-on relever le niveau avec des patrons de pressing, des boulangers pâtissiers et un mathématicien qui ne sait pas se coiffer ? Rien n’est moins sûr.

  • Alésia ? Connais pas !

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    Notre président, qui vient de « panthéoniser » à grand bruit quatre illustres inconnus, n’a pas daigné envoyer le moindre représentant du gouvernement pour le bicentenaire de la bataille de Waterloo. Le moment était pourtant parfaitement choisi pour bêler des couplets de paix union-européistes en chœur avec d’autres dirigeants. Et puis merde, une défaite française, une victoire des étrangers, ça devrait inspirer tout socialiste digne de ce nom ! Raté, notre classe dirigeante fait une allergie tellement aigue à Napoléon qu’elle refuse même de commémorer ses revers. Porcinet a préféré célébrer ce non-évènement complet qu’est l’appel du général de Gaulle. Dommage, y a de bons petits restos près de la butte du lion, bobonne aurait sans doute été ravie.

    Y a pas à dire, ces gens ont autant le sens de l’histoire qu’un cro-magnon avait le sens de l’astrophysique. On célèbre avec tambours et trompettes des gugusses qui ont tout au plus fait dérailler un train allemand en 40, on commémore un appel à la radio qu’à peu près personne n’a entendu, et on ignore superbement une bataille qui a fait basculer l’histoire de l’Europe en une journée. C’est à mourir de rire. Pareille connerie devrait être punie par des lectures obligatoires à la pelle.

    Voilà à quoi mène la pensée ambiante en général et le socialisme en particulier : une totale incapacité à hiérarchiser les hommes, les œuvres, les évènements. Il y a des gens qui ne savent plus faire la différence entre un évènement majeur de l’histoire et une anecdote, entre un grand auteur et leur écrivain favori, entre  un bâtisseur de civilisation et un aventurier parmi cent autres. On met Jean Moulin au même niveau qu’Alexandre le grand et Sedhar Senghor à coté de Victor Hugo. Résultat : une confusion générale, une profusion de fantômes, une vraie caverne de Platon à grande échelle, où l’on fait défiler des ombres sans consistance oubliées sitôt évoquées.

     

    Cela ne veut pas dire pour autant que les hommes lambda ne font pas l’histoire. Soyons honnêtes : le dernier des trouffions présent à Waterloo a fait davantage l’histoire que les ¾ des bonhommes des années 39-45 dont on nous rabâche les oreilles à longueur de temps. La preuve ? On parlera sans doute encore de l’épopée napoléonienne dans des siècles. Pas sûr que ce soit le cas de Jean Zay et cie.

  • L'islam selon Fabius, Obama et cie

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    Depuis quelques jours, des dizaines d'experts souvent autoproclamés (Fabius, Obama, journalistes...) en histoire des religions nous expliquent que les islamistes de l'EEIL prêchent un faux islam, que l'islam ça n'a jamais été ça, que c'est tout fleurs et violettes. Les autorités musulmanes, après des années de silence écrasant, condamnent à tout va.

    La religion, dans l'affaire, ne serait qu'un prétexte. On aurait juste affaire à des bandits de grand chemin. Curieux prétexte, qui pousse les gens à risquer leur vie. Curieux "bandits" qui se mettent délibérément des états entiers à dos, sacrifient parfois leur existence en criant des formules religieuses. Clairement, s'il existe bien sur des gens qui ont envie de s'enrichir, en faire le seul moteur de l'action des terroristes est indéfendable.

    Je comprends bien aussi que le musulman moyen n'est pas comme ça, que ce n'est pas un djihadiste. Le communiste moyen, dans les années 50, n'était pas forcément gardien de goulag, et pensait souvent sincèrement œuvrer à un monde meilleur. ça ne fait pas pour autant de leurs idéologies globales des merveilles inoffensives.

    Qui plus est, distinguer entre un vrai islam et un faux islam, c'est une distinction de croyant monothéiste, pas d'intellectuel. Ceux qui se réclament d'un livre sacré d’une religion et basent leur vision du monde dessus, même de manière fantaisiste, font bien partie de la religion en question. Les cathares, par exemple, sont considérés par tous les historiens modernes comme des chrétiens, même s'ils sont un peu particuliers. De même pour les ophidiens, les aphtartodocètes et j'en passe. Un catholique vous dira que ce n'étaient pas des chrétiens, mais comme je l'ai dit, cela procède d'une logique dogmatique, qu'il est bien curieux de voir adopter par notre système politico-médiatique.

    Et tant qu'on y est, à parler de livre sacré, de califat, je ne sais pas où les gens qui disent que "l'islam ça n'a jamais été ça" ont appris ce qu'était l'islam, mais moi je n'ai pas souvenir que les califats du passé aient été, surtout au début, des exemples de douceur et de tolérance. Haroun Al Rachid, il est vrai, était plutôt chouette. Le calife Omar un peu moins.

    Pour ce qui est du prophète, qui demeure à moins que ça ait changé, le modèle du croyant musulman, il me semble bien aussi qu'il ait été plutot du genre belliqueux et intolérant. Il n'hésitait d'ailleurs pas trop à faire égorger ceux qui lui déplaisaient, de la poétesse Asma Bint Marwan aux prisonniers de guerre.

    J'aimerais donc savoir à quoi rime ce grotesque cours collectif d'histoire des religions donné par Fabius, Obama, les chaines d'infos et autres gugusses (rejoints, depuis avant hier par diverses autorités musulmanes), dans l'espoir de nous faire gober de pareilles insanités. Vous avez une idée ?

  • A quoi joue l'occident ? (3)

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    -Allo chef ? Faut pas livrer les navires Mistral ? Oui chef, Bien chef. C’est compris chef.

    On s’en doutait, voilà une preuve de plus : Porcinet est prêt à foutre tous les ouvriers de France et de Navarre au chômage pour obéir à ses maîtres et seigneurs. PSA avait déjà fermé une usine à cause de l’embargo sur l’Iran, décidé par la plus grande démocratie impérialiste du proche orient. Allez hop, 600 de plus ! Les intérêts étrangers avant tout !

    En Ukraine, les chienchiens de Washington ont remplacé ceux de Moscou, au nom de la démocratie. C’est beau. Un boxeur con comme ses pieds, une connasse à tresses, un milliardaire corrompu qui vend du chocolat de supermarché et le tour est joué. Bon ok, ça a magouillé sec à Maidan, y a bien quelques barbouzes qui ont tiré sur la foule déguisés en policiers, mais rien de très fâcheux au fond. Les forces du bien sont en marche. Le clown-idéologue BHL, les va-t-en guerre Mac Cain et Kerry, tous ont défilé pour afficher leur soutien. Porcinet, Cameron et la grosse conne allemande suivent bien sagement. On les a bien dressés.

    -Attends Cleomenes, tu déconnes ou quoi ? Poutine, c’est un vilain impérialiste ! Un méchant qui fait la guerre à tous les régimes fantoches que les américains mettent en place autour de la Russie pour l’encercler ! Y a pas pire !

    C’est pas pour être taoïste, mais faudra me dire ce que la France gagne à favoriser, entre deux impérialismes, le plus fort des deux. Elle n’aurait pas plutôt intérêt à ce que les forces s’équilibrent, par hasard ? Va falloir relire Machiavel les gars, ou au moins votre histoire romaine. Les états grecs qui soutenaient Rome contre la Macédoine ou le Pont ont fini en provinces romaines. Un état en déclin n’a aucun intérêt à se rallier à la superpuissance du moment. C’est la géopolitique la plus élémentaire. Les américains, eux, l’ont compris à la perfection, et font exactement ce que faisait Rome (la culture en moins) : ils favorisent systématiquement les pays faibles contre les pays plus dangereux, pour que personne ne puisse leur disputer la prééminence.

    Pendant ce temps, en Irak, le bordel organisé par l’Occident et les émirats du Golfe depuis des années porte ses fruits. Ce qui, au passage, a transformé les chrétiens irakiens en perles précieuses, alors que les chrétiens syriens, eux, peuvent crever sans que personne n’en ait rien à foutre. Sacré Fabius ! Ah, et y a aussi les Yézidis. Un peu comme le triple A, le truc dont personne n’a jamais entendu parler et que les médias nous rabâchent jusqu’à ce que tout le monde le connaisse par cœur. Je vous la fait courte, les yézidis, ils croient en l’ange paon (si si), mandaté par Dieu pour diriger le monde. Un truc sérieux.

    Ça tombe bien quand même cet EIIL (qui en anglais s’appelle ISIS, le nom d’une déesse païenne… Pour des musulmans rigoristes, ça ne manque pas de sel). Juste au moment où l’arc chiite commençait à ennuyer les USA et cie, ces cinglés débarquent pour affaiblir l’Irak. Quelle coïncidence miraculeuse ! Et en passant, comment ces mecs, qui se faisaient défoncer il y a 6 mois par d’autres rebelles syriens, eux-mêmes en grande difficulté contre l’armée syrienne, arrivent maintenant à battre à plate couture l’armée irakienne ? Miracle mon frère ! God bless you !

    Au fait, l’Etat islamique, faut pas l’appeler Etat islamique il parait. Parce que ce n’est pas un état, et qu’il n’est pas islamique, mais alors pas du tout. Il faut donc l’appeler Daesh, ce qui signifie… la même chose en arabe. Et n’ironisez pas là-dessus, surtout, ce serait jouer sur les mots.