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Critique des dogmes - Page 3

  • L'islam selon Fabius, Obama et cie

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    Depuis quelques jours, des dizaines d'experts souvent autoproclamés (Fabius, Obama, journalistes...) en histoire des religions nous expliquent que les islamistes de l'EEIL prêchent un faux islam, que l'islam ça n'a jamais été ça, que c'est tout fleurs et violettes. Les autorités musulmanes, après des années de silence écrasant, condamnent à tout va.

    La religion, dans l'affaire, ne serait qu'un prétexte. On aurait juste affaire à des bandits de grand chemin. Curieux prétexte, qui pousse les gens à risquer leur vie. Curieux "bandits" qui se mettent délibérément des états entiers à dos, sacrifient parfois leur existence en criant des formules religieuses. Clairement, s'il existe bien sur des gens qui ont envie de s'enrichir, en faire le seul moteur de l'action des terroristes est indéfendable.

    Je comprends bien aussi que le musulman moyen n'est pas comme ça, que ce n'est pas un djihadiste. Le communiste moyen, dans les années 50, n'était pas forcément gardien de goulag, et pensait souvent sincèrement œuvrer à un monde meilleur. ça ne fait pas pour autant de leurs idéologies globales des merveilles inoffensives.

    Qui plus est, distinguer entre un vrai islam et un faux islam, c'est une distinction de croyant monothéiste, pas d'intellectuel. Ceux qui se réclament d'un livre sacré d’une religion et basent leur vision du monde dessus, même de manière fantaisiste, font bien partie de la religion en question. Les cathares, par exemple, sont considérés par tous les historiens modernes comme des chrétiens, même s'ils sont un peu particuliers. De même pour les ophidiens, les aphtartodocètes et j'en passe. Un catholique vous dira que ce n'étaient pas des chrétiens, mais comme je l'ai dit, cela procède d'une logique dogmatique, qu'il est bien curieux de voir adopter par notre système politico-médiatique.

    Et tant qu'on y est, à parler de livre sacré, de califat, je ne sais pas où les gens qui disent que "l'islam ça n'a jamais été ça" ont appris ce qu'était l'islam, mais moi je n'ai pas souvenir que les califats du passé aient été, surtout au début, des exemples de douceur et de tolérance. Haroun Al Rachid, il est vrai, était plutôt chouette. Le calife Omar un peu moins.

    Pour ce qui est du prophète, qui demeure à moins que ça ait changé, le modèle du croyant musulman, il me semble bien aussi qu'il ait été plutot du genre belliqueux et intolérant. Il n'hésitait d'ailleurs pas trop à faire égorger ceux qui lui déplaisaient, de la poétesse Asma Bint Marwan aux prisonniers de guerre.

    J'aimerais donc savoir à quoi rime ce grotesque cours collectif d'histoire des religions donné par Fabius, Obama, les chaines d'infos et autres gugusses (rejoints, depuis avant hier par diverses autorités musulmanes), dans l'espoir de nous faire gober de pareilles insanités. Vous avez une idée ?

  • Discours de Maurice Allard (1905)

    Marice Allard député socialiste

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il fut un temps où l’on pouvait être député sans être inculte et socialiste sans être l’idiot utile des religieux. La preuve avec ce discours de Maurice Allard, lors du débat parlementaire sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.

    « Il faut le dire très haut : il y a incompatibilité entre l’Eglise, le catholicisme ou même le christianisme et tout régime républicain. Le christianisme est un outrage à la raison, un outrage à la nature. Aussi je déclare très nettement que je veux poursuivre l’idée de la Convention et achever l’œuvre de déchristianisation de la France qui se poursuivait dans un calme parfait et le plus heureusement du monde jusqu’au jour où Napoléon conclut son Concordat (…) Pourquoi nous républicains, et surtout nous socialistes, voulons-nous déchristianiser ce pays ? Pourquoi combattons-nous les religions ? Nous combattons les religions parce que nous croyons, je le répète, qu’elles sont un obstacle permanent au progrès et à la civilisation. Le jour où le dieu anthropomorphe des Juifs quitta les bords du Jourdain pour conquérir le monde méditerranéen, la civilisation disparut du bassin de la Méditerranée, et il faut remercier les empereurs romains qui ont combattu de toutes leurs forces cette philosophie puérile et barbare, si contraire au panthéisme et au naturalisme de notre race ; il faut remercier Julien l’apostat qui fit tous ses efforts pour combattre le fléau (…)

     Et plus tard, quand le christianisme quitta Rome et la Grèce, où il avait étouffé toute civilisation et où il n’avait laissé que ruines et décombres, et arriva en France, il n’y eut plus en notre pays ni arts, ni lettres, et surtout ni sciences.

     Il fallut la Renaissance, il fallut la Révolution pour redonner au cerveau de notre race sa véritable puissance de normale évolution et sa possibilité de progrès. Sous l’influence du judéo-christianisme, toute lumière avait disparu ; il n’y avait plus que ténèbres. Aujourd’hui encore, combien de progrès ne sont pas réalisés parce que nous trainons derrière nous ce lourd boulet de judéo-christianisme avec son cortège de mensonges et de préjugés traditionnels.

     Nous combattons donc la religion parce que nous voyons dans la religion le plus grand moyen qui reste entre les mains de la bourgeoisie, entre les mains des capitalistes pour conserver le travailleur dans un état de dépendance économique. Voilà pourquoi nous faisons la guerre à tous les cultes et pourquoi nous en sommes les adversaires les plus acharnés.

     

  • Olive Ann Alcorn

    olive ann alcorn, nu, photoA l’heure où les dégénérés du milieu de la mode imposent des canons de beauté dignes des camps de concentration, avec à la clé des phénomènes délirants comme le thigh gap ou les pro-ana, il fait bon se rappeler qu’à une époque pas si lointaine, il pouvait exister des idéaux féminins ressemblant à quelque chose.

    J’en veux pour preuve, par exemple, les photos d’Olive Ann Alcorn (1900-1975), danseuse, modèle et actrice (elle a notamment joué avec Charlie Chaplin), essentiellement connue pour ses nus érotiques. On a beau dire, à la belle époque, en dépit de leur vilaine manie de s’étriper à la baïonnette et à coup d’armes chimiques, les hommes avaient un solide bon sens ! Cette fille est non seulement bien foutue, mais elle a une élégance folle et des moues absolument craquantes.

    Le reflexe pavlovien d’une bonne partie des gens, à la vue de ces photos, consiste à juger grosses ces pauvres filles des années 20, ce qui ne manque pas de sel dans des pays où l’obésité (la vraie) progresse à grands pas, avec l’aide de l’industrie agro-alimentaire.

    Plutôt que de bourrer le crâne des enfants avec la théorie du genre et l’histoire du Monomotapa, l’éducation nationale ferait bien d’enseigner aux adolescents à quel point les critères de beauté varient avec les époques ; à quel point ceux d’aujourd’hui sont factices, à quel point ils jurent avec ceux d’antan. Qui sait, ça éviterait peut être bien des névroses. Et, soyons fous, ça donnerait peut être aux jeunes une autre image de l’érotisme.

    Quelques photos de cette belle Olive, sur un blog consacré au nu artistique

    http://figure-drawings.blogspot.be/2012/03/olive-ann-alcorn-alta-technical-studies.html

    Des photos publiées dans un livre d'art (Alta Art Studies)

    http://historicalzg.piwigo.com/index?/search/1604

    Plus généralement, un site français consacré à la photographie érotique des années 1860-1930:

    http://mademoiselle-fernande.carino-mio.com/

     

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  • Le salut: une vieille soupe qui fait toujours recette

    Panoramix Astérix potion magique

     

     

     

     

     

     

     

    Depuis des millénaires, des sectes (au sens large et non péjoratif du mot), avec plus ou moins de succès, promettent aux gogos d’être « sauvés », à condition de croire à ci ou ça, et de verser le denier de l’Eglise, bien entendu. Contrairement à ce qu’on imagine communément, ces fables n’ont pas commencé avec le christianisme, mais existaient déjà des siècles auparavant, avec ce qu’on appelle communément des « dieux sauveurs », les « cultes à mystères », ou plus généralement « les cultes orientaux », car toutes ces bêtises viennent souvent de l’est, il faut bien l’avouer. La faute à un soleil trop persistant ? Laissons aux plus sages que nous le soin de l’éclaircir.

    Toujours est-il  que les dieux sauveurs ont du succès depuis un bon bout de temps, et que les manifestations modernes de ce phénomène ne sont jamais  que la version la plus aboutie de cette soupe spirituelle. Dans l’Athènes classique déjà, ça faisait un tabac parmi le bas peuple, les ignorants, les malheureux, les illettrés, exactement comme  certains cultes actuellement dans le tiers-monde et les banlieues pauvres des pays riches.

    On aurait du mal à lister les dieux sauveurs que l’histoire a connus (Nietzsche, dans une page lumineuse, appelle cela le « christianisme latent », et rappelle judicieusement que la religion contre laquelle Epicure et Lucrèce vitupéraient, c’était cela, bien davantage que les cultes traditionnels). A chaque fois, qu’il s’agisse d’Attis, d’Adonis, de Mithra ou d’un autre, c’est plus ou moins la même fable d’un dieu venu aider les hommes, et qui les a sauvés. Sauvés de quoi, on se le demande, car à ce que je sache, les adeptes de ces cultes ne sont préservés d’aucun des maux qui accablent les autres hommes : maladie, accidents, vieillesse, mort plus ou moins violente. Qu’on me cite en quoi la vie des hommes est meilleure depuis les années 30 (de notre ère, j’entends), ou depuis la venue de je ne sais quel autre «dieu sauveur ».

    Mais attends Cléoménès, t’as rien compris ! Le salut, le paradis éternel, les pucelles en rab et tout le tralala, ça va venir A-PRES ! En attendant faut être sage. Pas dépasser les bornes. Faire ce qu'on te dit. Et donner 10 balles le dimanche à la paroisse (ou 10/100 de son salaire chez les plus exigeants).

    Je ne voudrais pas paraître néo-pyrrhonien aux entournures, mais tout de même, ça sent l’entourloupe… On promet monts et merveilles, mais c’est invérifiable. Et ce qu’on nous demande de mettre en jeu dans cette affaire, ce n’est rien de moins que notre vie. L’arnaque est géniale puisque la rémunération qu’on vous promet, ça se passe post mortem et que par conséquent, le mensonge ne peut pas être prouvé.

    Résumons donc : des dieux sauveurs qui n’ont rien sauvé du tout, mais qui vous promettent d’être sauvé dans le futur, à condition de marcher droit. Il fallait y penser.