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Critique des dogmes - Page 2

  • L'université, antre de la connerie

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    Dites-vous « narration autodiégétique » plutôt que « récit à la 1ère personne » ? Parlez-vous de « paradigme » plutôt que de « modèle » ? Le jargon pseudo-savant de la sociologie et de l’anthropologie culturelle a-t-il pour vous des attraits cachés ? Vous êtes fin prêt à intégrer l’université et son ramassis de guignols.

    Bon j’avoue, pour quelqu’un qui a bac+5, se moquer de l’enseignement supérieur, c’est comme dénoncer la malbouffe en ayant mangé chez Mc Donald de 15 à 25 ans. Mais quand même, y a un moment où l’on se rend compte qu’on avale de la merde. Moi, les doutes ont commencé quand j’ai vu un mec débiter une conférence en anglais devant un auditoire qui n’en comprenait pas un mot. Ou peut-être le jour où j’ai entendu une prof se plaindre de l’orthographe d’élèves qui mettaient -ent au bout des noms et -s au bout des verbes, en 4ème année. Non attendez, c’est quand on m’a dit de mettre une bibliographie en allemand, même si je n’en lisais pas un mot. Ou une autre fois encore, qui sait ?

    La connerie universitaire actuelle est incommensurable. La plupart de ces éminents professeurs n’ont absolument aucune culture générale. Ils se cantonnent à un tout petit domaine, dans lequel ils sont surs de régner en maîtres, étant à peu près les seuls à s’y intéresser. On est à des kilomètres des intellectuels de jadis, d’une authentique vie de l’esprit. La plupart de ces grands spécialistes n’auraient pas un mot à dire sur la littérature ou l’actualité. Les lettrés de l’antiquité en crèveraient de rire.

    L’université écrit beaucoup. Elle a presque plus d’auteurs que de lecteurs. Et pour cause, la ratatouille qu’elle produit en masse est à peu près illisible. Dans le genre, je vous conseille la prose de Pierre Brulé ou de Claude Calamme. Les titres à eux seuls donnent le ton : « Comment percevoir le sanctuaire grec ? Une analyse sensorielle du paysage sacré » ou « Masques d’autorité. Fiction et pragmatique dans la poétique grecque ». J’adore le polythéisme antique et la poésie, mais je ne lirais pas ces cochonneries verbeuses pour un empire. Vous croyez le bon Cléomène mauvaise langue ? Allez voir par vous-même les articles (récents) d’un site comme Persée. Le nombre de coquilles dans ces pages jargonneuses ne peut vouloir dire qu’une chose : non seulement la plupart de ces rigolos ne se relisent pas, mais personne ne les lit.

    En bref il nous « semble falloir parler » (comme disent les savants) d’un véritable ramassis d’andouilles. Leur nombre même en est témoin : les campus occidentaux fabriquent des dizaines de milliers de professeurs, des dizaines de millions de diplômés. On ne produit rien de bon à une échelle aussi massive. L'université, c’est comme les chocolats Léonidas : l’excellence pour ceux qui ne connaissent que de nom, de la merde pour les connaisseurs.

  • Séduction, piège à cons

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    Dans les sociétés équilibrées, le paysan trousse allègrement les paysannes après leur avoir compté fleurette et les gens évolués invitent des filles légères pour les tringler moyennant finances. Actuellement, on voudrait que tout le monde drague, et évidemment, ce truc de beau gosse pauvre ne peut pas convenir à tout le monde.

    Mai 68 s’en foutait des grosses moches et des garçons timides. C’est ce que Dany le rouge et ses compères ne vous diront jamais. Résultat : notre belle génération Y baise globalement moins que celle de nos grands-parents (même si tout est fait pour vous faire croire le contraire, de mamie qui jure n’avoir jamais vu de bite à vos meilleurs potes qui prétendent enchainer 10 filles par jour). Après l’impasse évidente des sites de rencontre (ces attrape-couillon avec 90/100 de mecs et 10/100 de faux profils féminins) un tout nouveau genre de site a pris le relai. La recette ? Vous vendre des solutions qui marchent très bien sur le papier, mais ne donneront jamais rien en pratique.

    Il faut lire Artdeseduire, SéductionbyKamal et tout le tralala pour le croire. Les 7 questions pièges du premier rendez-vous, Comment paraitre viril, etc. Comme si un mec allait devenir viril en lisant un article. Acheteurs de rêves, bonsoir. Heureusement, le jargon associé permet de se sentir malin. Kiss close, fuck close, pick up artist, friendzone, opener, j’en passe et des meilleures. De quoi pondre des phrases jargonneuses à souhait, dignes d’une thèse d’anthropologie culturelle. « Je l’ai kiss close mais je n’ai pas réussi à passer son bitch shield ! Help les mecs ! J’ai pas assez travaillé mon game ou quoi ? »

    La vérité, c’est que la séduction façon Casanova n’est pas faite pour tout le monde, pas plus que la linguistique, les beaux-arts ou le tir à l’arc. Faire croire au mec de base qu’il va réussir à chopper toutes les filles en boite grâce à de bons tuyaux, voilà du filon s’il en est, de l’attrape-nigaud toute catégorie, l’arnaque hors concours.

    En particulier, dire aux types du genre Harry Potter qu’ils doivent imiter les surfeurs/jocks/futurs éboueurs est le plus mauvais conseil imaginable, c’est se planter sur toute la ligne. Si j’ai tort, montrez-moi des introvertis/geeks/1ers de la classe qui se sont mis à chopper en boite à la chaine grâce à ces sites. Et des plombiers qui parlent le vieux persan, tant qu’on y est.

    Le pire, c’est qu’un paquet de gugusses, égarés par leur bite, tombent dans le panneau et alimentent ces sites grotesques qui vivent de la misère sexuelle contemporaine. Entre deux articles bidons, peut-être même achèteront-ils un livre ou une vidéo miracle à 100 balles pièce, qui sait ? A ce prix, votre bon Cleomenes a bien une méthode pour avoir à coup sûr un canon dans votre lit ce soir, mais par respect pour la légalité, la dignité des femmes et Najat Vallaud Belkacem, il vous laissera chercher par vous-même ce que ça peut être.

  • Espèce de créature !

    créature d'allah

    Si vous avez des amis musulmans (ou disons des connaissances), vous les avez probablement déjà entendu dire une ânerie du genre « Nous sommes tous des criatures d’Allah ! » Les juifs ou les chrétiens sortent régulièrement le même genre de sornettes, en plus policé. Avec le monothéisme, l’homme devient une sorte de produit manufacturé.

    S’imaginer qu’un bonhomme imaginaire est à l’origine de notre vie est l’un des plus beaux exemples du pouvoir de l’imagination et de l’aveuglement volontaire. Le dernier des imbéciles sait qu’il vient du ventre de sa mère, laquelle est née de sa mère, et ainsi de suite. Depuis plus de cent ans, on sait grâce à Darwin que l'espèce humaine n’a pas été modelée façon Play Do, mais qu’elle descend d’autres espèces.

    Les récits de la Genèse et cie, en dépit de toutes les contorsions et tours de passe-passe rhétorico-théologiques imaginables, ne valent pas mieux que les cosmogonies des Apaches ou des Mohicans. Tout au plus peut-on envisager une vague et lointaine « cause première », comme Aristote l’avait théorisé des siècles avant l’émergence du christianisme.

    Mais en dépit de ces évidences, les Frankenstein monothéistes continuent de nous bassiner avec leurs histoires de création, à grands coups de comparaisons plus bancales qu’une table bicentenaire. Il faut dire que ce bon Voltaire en personne a raconté des bêtises de ce genre. Il ne concevait pas cette horloge qu’est, selon lui, le monde, sans horloger. Pour ma part, je ne vois pas trop de ressemblance entre la planète terre et une horloge... 

    Et quoi, comparer le monde à un produit fabriqué est censé prouver que le monde a été lui-même fabriqué ? Il faut être complètement stupide pour ne pas voir ce que ce genre de raisonnement a de pourri. Moi je ne connais pas d'horloge sans aiguilles, et je n'ai pas encore vu celles de la terre.

    Dans le même registre, j’ai entendu un...hum...bruxellois dire qu’on ne faisait pas pousser une plante sans pot, sans terre et sans arrosage. Faut pas le répéter trop fort, mais il y a dans mon jardin plusieurs arbres qui n’ont eu besoin d’aucun arrosoir ni d’aucun pot de terre pour grandir. Quant aux fleurs, elles se sont épanouies sans jardinier ni arrosoir. Le soleil et la pluie, que vénéraient jadis ces arriérés de païens, les ont fait pousser toutes seules.

  • Saint Paul, ce névrosé

     

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    Il faut bien le dire : la morale sexuelle de l’Europe, pendant plus d’un millénaire, a eu pour base les élucubrations d’un névrosé qui haïssait les femmes, le sexe, le corps et j’en passe (tout va de pair généralement), à savoir Saint Paul. 

    Sublime morale judéo-chrétienne ! Désormais, les femmes, ontologiquement inférieures à l’homme (à cause du péché originel) n’ont plus le droit de porter des bijoux, ni de beaux vêtements. Même les tresses sont interdites. Les nanas sont juste bonnes à prier et à fermer leur gueule. Et si elles restent vierges, c’est encore mieux. L’idéal de Paul, ce fabriquant de tentes qui ne sait même pas conjuguer le verbe savoir, ce sont les filles qui restent pucelles à vie et les bonhommes qui, comme lui, ne jouent jamais à la bête à deux dos.

    On va me dire mauvaise langue. Il suffit de lire la première épitre aux Corinthiens pour voir que je n’exagère rien. Dans ce texte assez amusant si on le lit de façon détachée, Paul donne toutes sortes de préceptes « moraux » à des chrétiens récemment convertis, qui, les coquins, allaient encore aux putes de temps en temps.

    Avec Paul, fini la liberté sexuelle. Les relations sexuelles hors mariage ? Interdites. Les prostituées ? Interdites. Les pédés ? Voués à la damnation. Et tout le reste est à l’avenant. Il faut toutes les ressources de l’exégèse pour transformer ces prescriptions d’ayatollah en « liberté ». Il est même dit que les femmes doivent être voilées. Du Mahomerde avant l’heure.

    On me dira que le voile était monnaie courante à l’antiquité. Mais entre le port habituel d’un voile dans la méditerranée antique et la théorisation de ce port, justifié par des raisons religieuses, en signe de sujétion à l’homme, il y a un gouffre qui n’échappera qu'aux plus abrutis.

    Les Romains, à l’époque, avaient encore la tête sur les épaules: ils ont fait décapiter ce dangereux hurluberlu dès que possible. Hélas, le mal était fait. Ce maboul avait déjà écrit de quoi bourrer le crâne de 50 générations, comme quoi le principe de précaution ne va jamais assez loin.

     

    Tribunaux religieux, femmes voilées et réduites au rang de sous merdes, interdits sexuels à foison, obsession sur la virginité et les pédés. Voilà l’œuvre morale et intellectuelle de ce Saint Paul dont les chrétiens n’osent plus lire à la messe que des morceaux soigneusement choisis. Toute lecture honnête, intégrale et non trafiquée ferait fuir les ¾ d’entre eux, et montrerait aux autres que les textes fondateurs du christianisme ne valent pas mieux qu’une fatwa pakistanaise.  

  • Rimbaud, Verlaine et la décadence de la poésie

     

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    Tous ceux qui ne lisent jamais de poésie vous le diront : Rimbaud et Verlaine sont les poètes par excellence. Des auteurs intouchables, indépassables, qu’on ne peut qu’aduler. On a le droit de trouver Victor Hugo ennuyeux, avec ses milliers d’alexandrins et ses poèmes interminables. Mais les deux compères, interdit de les critiquer (je mets d’ailleurs au défi quiconque de me trouver un texte récent ébauchant ne serait-ce que des réserves à leur égard). Dans le milieu littéraire, bien entendu, mais aussi sur le net ou dans les cafés, d’habitude si prompts à brûler ce que le système adore.

    Il faut dire que les auteurs du fameux sonnet du trou du cul ont tout pour plaire. Pour commencer, ils étaient homosexuels, ce qui fait toujours bon effet et contribue à leur donner aujourd’hui encore une aura particulière ; ajoutons à cela un zeste de vagabondage et un épisode violent. Tous les ingrédients sont réunis pour créer des baudruches littéraires pseudo-dissidentes. Dit plus simplement : des « poètes maudits ». Le notable ump-Figaro bien sous tous rapports les lira presque en cachette (j’ai bien dit presque), comme on lit les Fleurs du mal au 21ème siècle, avec le frisson qu’offrent les transgressions qui n’en sont plus. Le socialiste militant revendiquera leur orientation sexuelle comme un étendard, pour rentabiliser politiquement ses lectures et se donner une image d’intello. L’ado de 15 ans s’imaginera rebelle et non-conformiste, en lisant ça après avoir surfé sur Twitter et Facebook, écouté de la pop anglaise et regardé un film américain.

    Bon d’accord, j’exagère un peu quand je dis que ces gens vont lire. En réalité ils liront deux ou trois poèmes, comme on lit de la prose, et ne retiendront in fine que les violons de l’automne qu’ils ont appris à l’école. On ne se refait pas.

    Mais venons-en aux faits. Il suffit d’ouvrir Verlaine au hasard pour tomber sur des textes d’une ahurissante médiocrité. Depuis on a certes fait bien pire (notamment parce que la poésie, sous l’influence d’auteurs comme Verlaine, a perdu tout repère), mais que dire de ces vers sans rythme, hachés, qui demandent au lecteur de compter laborieusement sur ses doigts pour reconnaître le mètre utilisé ? Que dire de ces vers abscons, illisibles, qui demandent plusieurs relectures pour être compris, qui expriment de façon si compliquée des choses simples ?

    Las ! je suis à l’Index et dans les dédicaces

    Me voici Paul V… pur et simple. Les audaces

    De mes amis, tant les éditeurs sont des saints,

    Doivent éliminer mon nom de leurs desseins,

    Extraordinaire et saponaire tonnerre

    D’une excommunication que je vénère

    Au point d’en faire des fautes de quantité !

    Vrai ! si je n’étais pas à ce point désisté

    Des choses, j’aimerais, surtout m’étant contraire,

    Cette pudeur du moins si rare de libraire.

     

    Comble pour un poème, je m’en aperçois en le recopiant, il est plus facile de mémoriser ces vers en ne les lisant pas comme des vers. Voici la trouvaille de Verlaine : des alexandrins qui, pour ne pas être trop durs à lire, doivent se lire comme de la prose. Belle invention, en vérité ! Comment s’étonner qu’avec un modèle pareil notre poésie soit devenue une sorte de prose qui retourne à la ligne ? Comment s’étonner que la plupart des français ne sachent plus déclamer des vers, quand on leur donne à voir des poèmes de ce genre ?

    Cette désarticulation du vers est d’autant plus condamnable qu’elle n’est pas le fait d’un manque de talent. Verlaine sait parfaitement versifier quand il le veut. Il compose délibérément des vers hachés, saccadés, illisibles, imprononçables, par paresse et par idéologie. Des « vers délibérément faux exprès » comme il disait en parlant de Rimbaud. On me dira que tout grand artiste fait parfois de mauvaises œuvres, ce qui est vrai. Mais la majorité des textes de Verlaine (les poèmes saturniens mis à part) est de cette eau là.

     

    Venons-en à Rimbaud, dont les premiers textes sont clairement parnassiens (un paradoxe, quand on sait que les poètes parnassiens sont aujourd’hui largement relégués au purgatoire), pour ensuite évoluer de façon plus originale, et aboutir avec les Illuminations, recueil de poème en prose dont l’influence sur la poésie contemporaine est immense. Hélas, il suffit d’ouvrir ces fameuses Illuminations pour se rendre compte que même si c’est du Rimbaud, c’est un parfait charabia :

    « Dimanche

    Les calculs de côté, l’inévitable descente du ciel, et la visite des souvenirs et la séance des rythmes occupent la demeure, la tête et le monde de l’esprit.

    - Un cheval détale sur le turf suburbain, et le long des cultures et des boisements, percé par la peste carbonique. Une misérable femme de drame, quelque part dans le monde, soupire après des abandons improbables. Les desperadoes languissent après l’orage, l’ivresse et les blessures. De petits enfants étouffent des malédictions le long des rivières. –

    Reprenons l’étude au bruit de l’œuvre dévorante qui se rassemble et remonte dans les masses. »

     

    Les spécialistes déploient depuis longtemps des trésors d’inventivité pour défendre leur favori, à la manière de théologiens qui essayent de vous prouver l’inverse de l’évidence. Cette poésie n’est pas illisible, non, elle n’a simplement pas de sens. Elle ne se comprend pas, mais tant mieux, ça ouvre des horizons interprétatifs (comprenez : on peut y voir ce qu’on veut et délirer à plein régime). Et ainsi de suite. Comme si l’on pouvait prendre plaisir à lire des textes qui n’ont pas de sens. Pourquoi ne pas lire de droite à gauche tant qu’on y est ? ça peut amuser un moment, mais ça lasse très vite.

    Ce qui se cache derrière Verlaine et Rimbaud, c’est la destruction de la forme et du sens. La poésie contemporaine, qui se réclame d’eux à corps et à cri, en est la preuve vivante (si j’ose dire). Résultat : un galimatias généralisé, du surréalisme à nos jours. Des pseudo-vers qui ne sont plus qu’un retour à la ligne, des vers de mirliton sans rythme, qu’on doit compter sur ses doigts ou se résigner à lire comme de la prose. Une poésie reléguée au placard de la littérature, aussi bien par les éditeurs que par les lecteurs.

     

    Verlaine et son ami, sans être les seuls coupables, sont largement responsables de cette situation, puisqu’ils ont fait glisser la poésie sur une pente qu’elle n’a cessé de descendre depuis. Il est nécessaire de faire ce constat, que même les plus grands contempteurs de la poésie contemporaine se refusent à faire aujourd’hui.