Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Critique des dogmes - Page 2

  • Espèce de créature !

    créature d'allah

    Si vous avez des amis musulmans (ou disons des connaissances), vous les avez probablement déjà entendu dire une ânerie du genre « Nous sommes tous des criatures d’Allah ! » Les juifs ou les chrétiens sortent régulièrement le même genre de sornettes, en plus policé. Avec le monothéisme, l’homme devient une sorte de produit manufacturé.

    S’imaginer qu’un bonhomme imaginaire est à l’origine de notre vie est l’un des plus beaux exemples du pouvoir de l’imagination et de l’aveuglement volontaire. Le dernier des imbéciles sait qu’il vient du ventre de sa mère, laquelle est née de sa mère, et ainsi de suite. Depuis plus de cent ans, on sait grâce à Darwin que l'espèce humaine n’a pas été modelée façon Play Do, mais qu’elle descend d’autres espèces.

    Les récits de la Genèse et cie, en dépit de toutes les contorsions et tours de passe-passe rhétorico-théologiques imaginables, ne valent pas mieux que les cosmogonies des Apaches ou des Mohicans. Tout au plus peut-on envisager une vague et lointaine « cause première », comme Aristote l’avait théorisé des siècles avant l’émergence du christianisme.

    Mais en dépit de ces évidences, les Frankenstein monothéistes continuent de nous bassiner avec leurs histoires de création, à grands coups de comparaisons plus bancales qu’une table bicentenaire. Il faut dire que ce bon Voltaire en personne a raconté des bêtises de ce genre. Il ne concevait pas cette horloge qu’est, selon lui, le monde, sans horloger. Pour ma part, je ne vois pas trop de ressemblance entre la planète terre et une horloge... 

    Et quoi, comparer le monde à un produit fabriqué est censé prouver que le monde a été lui-même fabriqué ? Il faut être complètement stupide pour ne pas voir ce que ce genre de raisonnement a de pourri. Moi je ne connais pas d'horloge sans aiguilles, et je n'ai pas encore vu celles de la terre.

    Dans le même registre, j’ai entendu un...hum...bruxellois dire qu’on ne faisait pas pousser une plante sans pot, sans terre et sans arrosage. Faut pas le répéter trop fort, mais il y a dans mon jardin plusieurs arbres qui n’ont eu besoin d’aucun arrosoir ni d’aucun pot de terre pour grandir. Quant aux fleurs, elles se sont épanouies sans jardinier ni arrosoir. Le soleil et la pluie, que vénéraient jadis ces arriérés de païens, les ont fait pousser toutes seules.

  • Saint Paul, ce névrosé

     

    saint paul,paul de tarse,névrose,morale,femmes,sexe,sexualité,épître aux corinthiens,relations hors mariage,homosexualité,prostitution,puritanisme,folie furieuse

     

    Il faut bien le dire : la morale sexuelle de l’Europe, pendant plus d’un millénaire, a eu pour base les élucubrations d’un névrosé qui haïssait les femmes, le sexe, le corps et j’en passe (tout va de pair généralement), à savoir Saint Paul. 

    Sublime morale judéo-chrétienne ! Désormais, les femmes, ontologiquement inférieures à l’homme (à cause du péché originel) n’ont plus le droit de porter des bijoux, ni de beaux vêtements. Même les tresses sont interdites. Les nanas sont juste bonnes à prier et à fermer leur gueule. Et si elles restent vierges, c’est encore mieux. L’idéal de Paul, ce fabriquant de tentes qui ne sait même pas conjuguer le verbe savoir, ce sont les filles qui restent pucelles à vie et les bonhommes qui, comme lui, ne jouent jamais à la bête à deux dos.

    On va me dire mauvaise langue. Il suffit de lire la première épitre aux Corinthiens pour voir que je n’exagère rien. Dans ce texte assez amusant si on le lit de façon détachée, Paul donne toutes sortes de préceptes « moraux » à des chrétiens récemment convertis, qui, les coquins, allaient encore aux putes de temps en temps.

    Avec Paul, fini la liberté sexuelle. Les relations sexuelles hors mariage ? Interdites. Les prostituées ? Interdites. Les pédés ? Voués à la damnation. Et tout le reste est à l’avenant. Il faut toutes les ressources de l’exégèse pour transformer ces prescriptions d’ayatollah en « liberté ». Il est même dit que les femmes doivent être voilées. Du Mahomerde avant l’heure.

    On me dira que le voile était monnaie courante à l’antiquité. Mais entre le port habituel d’un voile dans la méditerranée antique et la théorisation de ce port, justifié par des raisons religieuses, en signe de sujétion à l’homme, il y a un gouffre qui n’échappera qu'aux plus abrutis.

    Les Romains, à l’époque, avaient encore la tête sur les épaules: ils ont fait décapiter ce dangereux hurluberlu dès que possible. Hélas, le mal était fait. Ce maboul avait déjà écrit de quoi bourrer le crâne de 50 générations, comme quoi le principe de précaution ne va jamais assez loin.

     

    Tribunaux religieux, femmes voilées et réduites au rang de sous merdes, interdits sexuels à foison, obsession sur la virginité et les pédés. Voilà l’œuvre morale et intellectuelle de ce Saint Paul dont les chrétiens n’osent plus lire à la messe que des morceaux soigneusement choisis. Toute lecture honnête, intégrale et non trafiquée ferait fuir les ¾ d’entre eux, et montrerait aux autres que les textes fondateurs du christianisme ne valent pas mieux qu’une fatwa pakistanaise.  

  • Rimbaud, Verlaine et la décadence de la poésie

     

    verlaine,rimbaud,poésie,poème en prose,littérature,décadence,illuminations,dimanche,galimatias,interprétation,surréalisme

     

     

     

     

     

     

    Tous ceux qui ne lisent jamais de poésie vous le diront : Rimbaud et Verlaine sont les poètes par excellence. Des auteurs intouchables, indépassables, qu’on ne peut qu’aduler. On a le droit de trouver Victor Hugo ennuyeux, avec ses milliers d’alexandrins et ses poèmes interminables. Mais les deux compères, interdit de les critiquer (je mets d’ailleurs au défi quiconque de me trouver un texte récent ébauchant ne serait-ce que des réserves à leur égard). Dans le milieu littéraire, bien entendu, mais aussi sur le net ou dans les cafés, d’habitude si prompts à brûler ce que le système adore.

    Il faut dire que les auteurs du fameux sonnet du trou du cul ont tout pour plaire. Pour commencer, ils étaient homosexuels, ce qui fait toujours bon effet et contribue à leur donner aujourd’hui encore une aura particulière ; ajoutons à cela un zeste de vagabondage et un épisode violent. Tous les ingrédients sont réunis pour créer des baudruches littéraires pseudo-dissidentes. Dit plus simplement : des « poètes maudits ». Le notable ump-Figaro bien sous tous rapports les lira presque en cachette (j’ai bien dit presque), comme on lit les Fleurs du mal au 21ème siècle, avec le frisson qu’offrent les transgressions qui n’en sont plus. Le socialiste militant revendiquera leur orientation sexuelle comme un étendard, pour rentabiliser politiquement ses lectures et se donner une image d’intello. L’ado de 15 ans s’imaginera rebelle et non-conformiste, en lisant ça après avoir surfé sur Twitter et Facebook, écouté de la pop anglaise et regardé un film américain.

    Bon d’accord, j’exagère un peu quand je dis que ces gens vont lire. En réalité ils liront deux ou trois poèmes, comme on lit de la prose, et ne retiendront in fine que les violons de l’automne qu’ils ont appris à l’école. On ne se refait pas.

    Mais venons-en aux faits. Il suffit d’ouvrir Verlaine au hasard pour tomber sur des textes d’une ahurissante médiocrité. Depuis on a certes fait bien pire (notamment parce que la poésie, sous l’influence d’auteurs comme Verlaine, a perdu tout repère), mais que dire de ces vers sans rythme, hachés, qui demandent au lecteur de compter laborieusement sur ses doigts pour reconnaître le mètre utilisé ? Que dire de ces vers abscons, illisibles, qui demandent plusieurs relectures pour être compris, qui expriment de façon si compliquée des choses simples ?

    Las ! je suis à l’Index et dans les dédicaces

    Me voici Paul V… pur et simple. Les audaces

    De mes amis, tant les éditeurs sont des saints,

    Doivent éliminer mon nom de leurs desseins,

    Extraordinaire et saponaire tonnerre

    D’une excommunication que je vénère

    Au point d’en faire des fautes de quantité !

    Vrai ! si je n’étais pas à ce point désisté

    Des choses, j’aimerais, surtout m’étant contraire,

    Cette pudeur du moins si rare de libraire.

     

    Comble pour un poème, je m’en aperçois en le recopiant, il est plus facile de mémoriser ces vers en ne les lisant pas comme des vers. Voici la trouvaille de Verlaine : des alexandrins qui, pour ne pas être trop durs à lire, doivent se lire comme de la prose. Belle invention, en vérité ! Comment s’étonner qu’avec un modèle pareil notre poésie soit devenue une sorte de prose qui retourne à la ligne ? Comment s’étonner que la plupart des français ne sachent plus déclamer des vers, quand on leur donne à voir des poèmes de ce genre ?

    Cette désarticulation du vers est d’autant plus condamnable qu’elle n’est pas le fait d’un manque de talent. Verlaine sait parfaitement versifier quand il le veut. Il compose délibérément des vers hachés, saccadés, illisibles, imprononçables, par paresse et par idéologie. Des « vers délibérément faux exprès » comme il disait en parlant de Rimbaud. On me dira que tout grand artiste fait parfois de mauvaises œuvres, ce qui est vrai. Mais la majorité des textes de Verlaine (les poèmes saturniens mis à part) est de cette eau là.

     

    Venons-en à Rimbaud, dont les premiers textes sont clairement parnassiens (un paradoxe, quand on sait que les poètes parnassiens sont aujourd’hui largement relégués au purgatoire), pour ensuite évoluer de façon plus originale, et aboutir avec les Illuminations, recueil de poème en prose dont l’influence sur la poésie contemporaine est immense. Hélas, il suffit d’ouvrir ces fameuses Illuminations pour se rendre compte que même si c’est du Rimbaud, c’est un parfait charabia :

    « Dimanche

    Les calculs de côté, l’inévitable descente du ciel, et la visite des souvenirs et la séance des rythmes occupent la demeure, la tête et le monde de l’esprit.

    - Un cheval détale sur le turf suburbain, et le long des cultures et des boisements, percé par la peste carbonique. Une misérable femme de drame, quelque part dans le monde, soupire après des abandons improbables. Les desperadoes languissent après l’orage, l’ivresse et les blessures. De petits enfants étouffent des malédictions le long des rivières. –

    Reprenons l’étude au bruit de l’œuvre dévorante qui se rassemble et remonte dans les masses. »

     

    Les spécialistes déploient depuis longtemps des trésors d’inventivité pour défendre leur favori, à la manière de théologiens qui essayent de vous prouver l’inverse de l’évidence. Cette poésie n’est pas illisible, non, elle n’a simplement pas de sens. Elle ne se comprend pas, mais tant mieux, ça ouvre des horizons interprétatifs (comprenez : on peut y voir ce qu’on veut et délirer à plein régime). Et ainsi de suite. Comme si l’on pouvait prendre plaisir à lire des textes qui n’ont pas de sens. Pourquoi ne pas lire de droite à gauche tant qu’on y est ? ça peut amuser un moment, mais ça lasse très vite.

    Ce qui se cache derrière Verlaine et Rimbaud, c’est la destruction de la forme et du sens. La poésie contemporaine, qui se réclame d’eux à corps et à cri, en est la preuve vivante (si j’ose dire). Résultat : un galimatias généralisé, du surréalisme à nos jours. Des pseudo-vers qui ne sont plus qu’un retour à la ligne, des vers de mirliton sans rythme, qu’on doit compter sur ses doigts ou se résigner à lire comme de la prose. Une poésie reléguée au placard de la littérature, aussi bien par les éditeurs que par les lecteurs.

     

    Verlaine et son ami, sans être les seuls coupables, sont largement responsables de cette situation, puisqu’ils ont fait glisser la poésie sur une pente qu’elle n’a cessé de descendre depuis. Il est nécessaire de faire ce constat, que même les plus grands contempteurs de la poésie contemporaine se refusent à faire aujourd’hui.

  • L'islam selon Fabius, Obama et cie

    islam, islamisme, djihad, Fabius, Obama, médias, propagande, EEIL, ISIS, Daesh, religion, monothéisme,dogmatisme,Asma bint Marwan

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Depuis quelques jours, des dizaines d'experts souvent autoproclamés (Fabius, Obama, journalistes...) en histoire des religions nous expliquent que les islamistes de l'EEIL prêchent un faux islam, que l'islam ça n'a jamais été ça, que c'est tout fleurs et violettes. Les autorités musulmanes, après des années de silence écrasant, condamnent à tout va.

    La religion, dans l'affaire, ne serait qu'un prétexte. On aurait juste affaire à des bandits de grand chemin. Curieux prétexte, qui pousse les gens à risquer leur vie. Curieux "bandits" qui se mettent délibérément des états entiers à dos, sacrifient parfois leur existence en criant des formules religieuses. Clairement, s'il existe bien sur des gens qui ont envie de s'enrichir, en faire le seul moteur de l'action des terroristes est indéfendable.

    Je comprends bien aussi que le musulman moyen n'est pas comme ça, que ce n'est pas un djihadiste. Le communiste moyen, dans les années 50, n'était pas forcément gardien de goulag, et pensait souvent sincèrement œuvrer à un monde meilleur. ça ne fait pas pour autant de leurs idéologies globales des merveilles inoffensives.

    Qui plus est, distinguer entre un vrai islam et un faux islam, c'est une distinction de croyant monothéiste, pas d'intellectuel. Ceux qui se réclament d'un livre sacré d’une religion et basent leur vision du monde dessus, même de manière fantaisiste, font bien partie de la religion en question. Les cathares, par exemple, sont considérés par tous les historiens modernes comme des chrétiens, même s'ils sont un peu particuliers. De même pour les ophidiens, les aphtartodocètes et j'en passe. Un catholique vous dira que ce n'étaient pas des chrétiens, mais comme je l'ai dit, cela procède d'une logique dogmatique, qu'il est bien curieux de voir adopter par notre système politico-médiatique.

    Et tant qu'on y est, à parler de livre sacré, de califat, je ne sais pas où les gens qui disent que "l'islam ça n'a jamais été ça" ont appris ce qu'était l'islam, mais moi je n'ai pas souvenir que les califats du passé aient été, surtout au début, des exemples de douceur et de tolérance. Haroun Al Rachid, il est vrai, était plutôt chouette. Le calife Omar un peu moins.

    Pour ce qui est du prophète, qui demeure à moins que ça ait changé, le modèle du croyant musulman, il me semble bien aussi qu'il ait été plutot du genre belliqueux et intolérant. Il n'hésitait d'ailleurs pas trop à faire égorger ceux qui lui déplaisaient, de la poétesse Asma Bint Marwan aux prisonniers de guerre.

    J'aimerais donc savoir à quoi rime ce grotesque cours collectif d'histoire des religions donné par Fabius, Obama, les chaines d'infos et autres gugusses (rejoints, depuis avant hier par diverses autorités musulmanes), dans l'espoir de nous faire gober de pareilles insanités. Vous avez une idée ?

  • Discours de Maurice Allard (1905)

    Marice Allard député socialiste

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il fut un temps où l’on pouvait être député sans être inculte et socialiste sans être l’idiot utile des religieux. La preuve avec ce discours de Maurice Allard, lors du débat parlementaire sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.

    « Il faut le dire très haut : il y a incompatibilité entre l’Eglise, le catholicisme ou même le christianisme et tout régime républicain. Le christianisme est un outrage à la raison, un outrage à la nature. Aussi je déclare très nettement que je veux poursuivre l’idée de la Convention et achever l’œuvre de déchristianisation de la France qui se poursuivait dans un calme parfait et le plus heureusement du monde jusqu’au jour où Napoléon conclut son Concordat (…) Pourquoi nous républicains, et surtout nous socialistes, voulons-nous déchristianiser ce pays ? Pourquoi combattons-nous les religions ? Nous combattons les religions parce que nous croyons, je le répète, qu’elles sont un obstacle permanent au progrès et à la civilisation. Le jour où le dieu anthropomorphe des Juifs quitta les bords du Jourdain pour conquérir le monde méditerranéen, la civilisation disparut du bassin de la Méditerranée, et il faut remercier les empereurs romains qui ont combattu de toutes leurs forces cette philosophie puérile et barbare, si contraire au panthéisme et au naturalisme de notre race ; il faut remercier Julien l’apostat qui fit tous ses efforts pour combattre le fléau (…)

     Et plus tard, quand le christianisme quitta Rome et la Grèce, où il avait étouffé toute civilisation et où il n’avait laissé que ruines et décombres, et arriva en France, il n’y eut plus en notre pays ni arts, ni lettres, et surtout ni sciences.

     Il fallut la Renaissance, il fallut la Révolution pour redonner au cerveau de notre race sa véritable puissance de normale évolution et sa possibilité de progrès. Sous l’influence du judéo-christianisme, toute lumière avait disparu ; il n’y avait plus que ténèbres. Aujourd’hui encore, combien de progrès ne sont pas réalisés parce que nous trainons derrière nous ce lourd boulet de judéo-christianisme avec son cortège de mensonges et de préjugés traditionnels.

     Nous combattons donc la religion parce que nous voyons dans la religion le plus grand moyen qui reste entre les mains de la bourgeoisie, entre les mains des capitalistes pour conserver le travailleur dans un état de dépendance économique. Voilà pourquoi nous faisons la guerre à tous les cultes et pourquoi nous en sommes les adversaires les plus acharnés.