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Sexualité/érotisme

  • Séduction, piège à cons

    séduction,piège à cons, connerie certifiée

    Dans les sociétés équilibrées, le paysan trousse allègrement les paysannes après leur avoir compté fleurette et les gens évolués invitent des filles légères pour les tringler moyennant finances. Actuellement, on voudrait que tout le monde drague, et évidemment, ce truc de beau gosse pauvre ne peut pas convenir à tout le monde.

    Mai 68 s’en foutait des grosses moches et des garçons timides. C’est ce que Dany le rouge et ses compères ne vous diront jamais. Résultat : notre belle génération Y baise globalement moins que celle de nos grands-parents (même si tout est fait pour vous faire croire le contraire, de mamie qui jure n’avoir jamais vu de bite à vos meilleurs potes qui prétendent enchainer 10 filles par jour). Après l’impasse évidente des sites de rencontre (ces attrape-couillon avec 90/100 de mecs et 10/100 de faux profils féminins) un tout nouveau genre de site a pris le relai. La recette ? Vous vendre des solutions qui marchent très bien sur le papier, mais ne donneront jamais rien en pratique.

    Il faut lire Artdeseduire, SéductionbyKamal et tout le tralala pour le croire. Les 7 questions pièges du premier rendez-vous, Comment paraitre viril, etc. Comme si un mec allait devenir viril en lisant un article. Acheteurs de rêves, bonsoir. Heureusement, le jargon associé permet de se sentir malin. Kiss close, fuck close, pick up artist, friendzone, opener, j’en passe et des meilleures. De quoi pondre des phrases jargonneuses à souhait, dignes d’une thèse d’anthropologie culturelle. « Je l’ai kiss close mais je n’ai pas réussi à passer son bitch shield ! Help les mecs ! J’ai pas assez travaillé mon game ou quoi ? »

    La vérité, c’est que la séduction façon Casanova n’est pas faite pour tout le monde, pas plus que la linguistique, les beaux-arts ou le tir à l’arc. Faire croire au mec de base qu’il va réussir à chopper toutes les filles en boite grâce à de bons tuyaux, voilà du filon s’il en est, de l’attrape-nigaud toute catégorie, l’arnaque hors concours.

    En particulier, dire aux types du genre Harry Potter qu’ils doivent imiter les surfeurs/jocks/futurs éboueurs est le plus mauvais conseil imaginable, c’est se planter sur toute la ligne. Si j’ai tort, montrez-moi des introvertis/geeks/1ers de la classe qui se sont mis à chopper en boite à la chaine grâce à ces sites. Et des plombiers qui parlent le vieux persan, tant qu’on y est.

    Le pire, c’est qu’un paquet de gugusses, égarés par leur bite, tombent dans le panneau et alimentent ces sites grotesques qui vivent de la misère sexuelle contemporaine. Entre deux articles bidons, peut-être même achèteront-ils un livre ou une vidéo miracle à 100 balles pièce, qui sait ? A ce prix, votre bon Cleomenes a bien une méthode pour avoir à coup sûr un canon dans votre lit ce soir, mais par respect pour la légalité, la dignité des femmes et Najat Vallaud Belkacem, il vous laissera chercher par vous-même ce que ça peut être.

  • Esclaves et captives dans l'art du XIXème

    Contrairement à ce qu’on veut généralement faire croire, l’art n’est pas forcément chiant à mourir. La preuve avec la sélection d’œuvres que vous a préparé votre serviteur sur le thème de  l’esclavage et de la captivité. Sujet par excellence qui permettait aux artistes du XIXème siècle de peindre des scènes délicieusement coquines, voire un peu sadiques.

    A tout seigneur tout honneur : Jean Léon Gérôme est le maître du genre et a réalisé de nombreux tableaux sur le sujet. Les deux premiers se déroulent à Rome :

    Gérome

    Gérome vente d'esclaves à Rome 1886On notera que les tableaux fourmillent de détails, que l’on ne remarque pas au premier coup d’œil : par exemple, dans la première œuvre, le secrétaire consciencieux, assez détaché de la scène ; dans la seconde, l’esclave en bas à gauche qui attend de se déshabiller.

    La première esclave semble, au passage, beaucoup plus intéresser que la seconde (amusant, car il s'agit probablement du même modèle). Le regard assez circonspect de plusieurs spectateurs semble le confirmer. Aurait-elle un défaut caché que le tableau ne montre pas ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A voir aussi, ce petit chez d’œuvre, du même auteur, dans lequel une esclave se fait observer les dents comme une bête. Détail qui résume son abaissement, avec un érotisme évident (elle semble regarder l’homme qui l’examine dans les yeux). Il faut être complètement hermétique au sm pour ne pas trouver ça bandant.

    gérome esclave

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Toujours en Orient, un tableau de José Jimenez Aranda. Remarquez l’angle particulier, qui laisse deviner les acheteurs potentiels autour de la jeune femme, qui porte autour du cou, en grec « Rose de 18 ans, 800 pièces ». Elle regarde vers le sol, rougissant de honte. Adorable.

    Jose Jimenez Aranda slave

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Dans le même style, mais sans doute plus classique, Escrava Romana d’Oscar Pereira da Silva (les brésiliens ne sont pas bons qu’à  taper dans un ballon, ils savaient aussi peindre dans le temps). Le panneau indique que la demoiselle a 21 ans et qu’elle est vierge. Elle parait un brin farouche vu sa situation, et semble souffrir d’un problème à la main droite (probablement le résultat de ses nuits solitaires), mais gageons que ça n’arrêtera pas les amateurs. 

    escrava romana oscar pereira da silva

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Plus pudique, The assyrian captive d’Edwin Long :

     the assyrian captive edwin long

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Un classique à présent : Brennus et sa part de butin de Paul Jamin. Le sourire triomphal du chef Gaulois vaut à lui seul le détour, et que dire de ces appétissantes romaines qui pousseraient n’importe quel mec, Lagerfeld mis à part, à grimper sur le Capitole ? Celle de gauche semble avoir fumé un truc (normal me direz-vous), sa copine veut se cacher le visage, une troisième s’en remet aux dieux, et ses deux voisines, probablement les plus rebelles du groupe, sont joliment ligotées. A consommer sans modération.

    Brennus et sa part de butin Paul Jamin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En parlant de ligotage, St George Hare, un peintre irlandais, semble être un spécialiste du genre. Pour commencer, « la cage dorée ». Les deux papillons suggèrent une histoire d’amour (madame a peut être un amant, et considère que le mariage est une cage dorée). La pauvre dort enchainée. Espérons que ça s’arrange.

     the gilded cage st George Hare

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans le même style, Victory of faith (on comprend mieux pourquoi les Romains persécutaient les chrétiens à présent). Hilarant exemple de prétexte pieux pour représenter des nanas lascives, enchainées et à poil, avec en prime un saphisme évident. Les martyrs doivent se retourner dans leur tombe…ou regretter de ne pas avoir connu ces petites bigotes.

     St George Hare Victory of Faith

     

     

     

     

     

     

     

    Le meilleur pour la fin (ou presque) : Before punishment de Ferencz Franz Eisenhut. Deux esclaves, les pieds entravés, attendent de gouter à une charmante tradition orientale, la falaka (des coups de bâton sur la plante des pieds). On ne sait pas trop ce que la rousse fait avec un coussin sous les reins, mais c’est assez cocasse. Quant à leur garde, il regarde ailleurs, l’imbécile.

    Ferencz Franz Eisenhut Before punishment

     

     

     

     

     

     

     

    Pour finir, et afin que la sculpture ne soit pas oubliée, l’esclave grecque d’Hiram Powers. Amérique oblige, elle a une croix dans la main, histoire de sanctifier un peu tout ça. Selon l’artiste, qui voulait surement nous faire fréquenter plus souvent les églises, elle serait un modèle de chasteté et de pureté chrétienne. Il est à craindre que cela ne dure pas.

    Hiram Powers, The greek slave

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On aura remarqué que globalement, les artistes cités ici ne sont pas ou peu connus du grand public, et qu’on peut ouvrir des dizaines d’ouvrages d’histoire de l’art sans voir une de leur toiles. C’est bien normal après tout. Où irait le monde si la culture était amusante ? On occulte donc soigneusement tout cela et l’on somme les gens de s’emmerder avec Cézanne, Manet et leurs copains.

    Quant aux toiles que je viens de présenter, il est de bon ton de rire de leurs anachronismes (comme si l’intérêt de ces toiles était dans l’exactitude historique), de moquer l’érotisme pour bourgeois qu’elles représentent (youporn est tellement plus démocratique), voire, en bon curé socialo-féministe, d’en dénoncer les perversions. On pourrait passer des heures à réfuter ce ramassis de conneries accumulé par les ennemis de l’académisme depuis la fin du XIXème. Mais, plus simplement, il suffit de voir avec quelle peinture on s’amuse et avec laquelle on s’ennuie.

  • La prostitution bientôt sanctionnée en France

    Najat Vallaud Belkacem

    Décidément infatigables, nos despotes éclairés socialistes, dont la force de réforme n’est plus à prouver, s’apprêtent à sanctionner l’achat de service sexuels. Dominique Grosse Canne n’a qu’à bien se tenir ! Interdit de tapiner, sauf pour le grand capital ! (parce qu’entre nous, les idiotes qui voudraient bosser de nuit pour l’industrie du luxe pour quelques sous de plus sont surement des putes aussi, et autrement plus critiquables).

    Inutile de dire que cette loi pue l’idéologie féministe (version coincée du cul/allergique à la bite) à plein nez. Les besoins sexuels des hommes ? Rien à foutre. La précarisation accrue des prostituées ? Idem. Ces hurluberlues parlent même de tarir le problème à la source, en faisant en sorte qu’il n’y ait plus de clients. On croit rêver. Tarir les couilles des mecs ? ça va pas être facile, je vous préviens tout de suite.

     Une magistrate suédoise, interrogée sur France 24, a même avancé l’argument brillant que voici : la prostitution n’est pas un métier normal et sain, parce que les deux sexes n’y sont pas également représentés. Dois-je en conclure qu’il faut aussi interdire les métiers d’institutrice, de sage femme, de chauffeur routier ou de pilote de chasse ?

    Elisabeth Badinter, elle-même féministe (à l’ancienne), dénonce cette loi comme « Une déclaration de haine à la sexualité masculine ». «  Ces femmes qui veulent pénaliser le pénis décrivent la sexualité masculine comme stéréotypée et violente. » Elle fait remarquer que l’on confond les réseaux de prostitution (à combattre) et la prostitution elle-même (qui existe depuis la nuit des temps).

    Il faut être soi-même féministe pour oser dire publiquement des vérités qui sautent aux yeux de chacun : derrière cet attirail idéologique délirant, il y a une violente haine de l’homme et de sa sexualité. Il suffit de lire les auteurs du « nouveau féminisme », de consulter leurs sites internet, ou d’écouter les propos des féministes de service sur les plateaux télé pour s’en convaincre. Ces femmes qui parlent de viol dès qu’on évoque la sexualité masculine, de domination dès qu’on parle de l’homme en général, qui sont fascinées par la castration et le mythe des amazones ont clairement une araignée au plafond. Nietzsche nous avait prévenus : derrière la plupart des systèmes, des idéologies, une maladie se cache.

    Un article sur l’interview d’E. Badinter :

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/prostitution-l-etat-n-a-pas-a-legiferer-sur-l-activite-sexuelle-des-individus-estime-elisabeth-badinter_1300969.html

    Un article sur l’hypocrisie de cette mesure déjà appliquée en Suède http://www.atlantico.fr/decryptage/prostitutio-experience-suedoise-penalisation-clients-marie-elisabeth-handman-400900.html

     

     

  • Olive Ann Alcorn

    olive ann alcorn, nu, photoA l’heure où les dégénérés du milieu de la mode imposent des canons de beauté dignes des camps de concentration, avec à la clé des phénomènes délirants comme le thigh gap ou les pro-ana, il fait bon se rappeler qu’à une époque pas si lointaine, il pouvait exister des idéaux féminins ressemblant à quelque chose.

    J’en veux pour preuve, par exemple, les photos d’Olive Ann Alcorn (1900-1975), danseuse, modèle et actrice (elle a notamment joué avec Charlie Chaplin), essentiellement connue pour ses nus érotiques. On a beau dire, à la belle époque, en dépit de leur vilaine manie de s’étriper à la baïonnette et à coup d’armes chimiques, les hommes avaient un solide bon sens ! Cette fille est non seulement bien foutue, mais elle a une élégance folle et des moues absolument craquantes.

    Le reflexe pavlovien d’une bonne partie des gens, à la vue de ces photos, consiste à juger grosses ces pauvres filles des années 20, ce qui ne manque pas de sel dans des pays où l’obésité (la vraie) progresse à grands pas, avec l’aide de l’industrie agro-alimentaire.

    Plutôt que de bourrer le crâne des enfants avec la théorie du genre et l’histoire du Monomotapa, l’éducation nationale ferait bien d’enseigner aux adolescents à quel point les critères de beauté varient avec les époques ; à quel point ceux d’aujourd’hui sont factices, à quel point ils jurent avec ceux d’antan. Qui sait, ça éviterait peut être bien des névroses. Et, soyons fous, ça donnerait peut être aux jeunes une autre image de l’érotisme.

    Quelques photos de cette belle Olive, sur un blog consacré au nu artistique

    http://figure-drawings.blogspot.be/2012/03/olive-ann-alcorn-alta-technical-studies.html

    Des photos publiées dans un livre d'art (Alta Art Studies)

    http://historicalzg.piwigo.com/index?/search/1604

    Plus généralement, un site français consacré à la photographie érotique des années 1860-1930:

    http://mademoiselle-fernande.carino-mio.com/

     

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  • La pornodépendance : une imbécilité féministo-religieuse

     J’ai découvert il y a quelques temps l’idée de « dépendance à la pornographie », qui fleurit sur le net. Endoctrinés par cette imbécilité, essentiellement relayée par le christianisme et le féminisme, des dizaines de pauvres bougres s’imaginent pollués, pervertis, parce qu’ils se tripotent de temps en temps devant un porno, ce qui, avouons-le, n’a rien de dramatique.

     

    S’ensuivent des « journaux de sevrages », sur certains sites, dans lesquels ces pseudos-malades détaillent leur vie sexuelle dans les moindres détails. Au bout d’un temps, et en dépit de leurs serments, ils finissent par « rechuter » (traduction : ils se branlent un bon coup, comme tous les hommes depuis la nuit des temps lorsqu’ils n’ont pas à portée une compagne prête à baiser 3 fois par jour). S’ensuivent de nouvelles promesses, de nouvelles résolutions tout aussi vaines, de nouvelles rechutes, etc. Au bout d’un temps plus ou moins long, ils disparaissent des sites ou des groupes de paroles, sans donner de nouvelles.

     

    Même chez ceux qui disent ne pas avoir la foi, on décèle un vocabulaire judéo-chrétien très prononcé : tentation, rédemption, pulsions diaboliques, etc, ainsi qu’une culpabilisation omniprésente, motivée par des fautes imaginaires ou exagérées. Ce qui prouve, en dépit de leurs protestations indignées, que leur délire n’est qu’un avatar moderne du moralisme sexuel abrahamique, dont on connait les travers et les hypocrisies.

     

    Bientôt, ce n’est plus seulement le porno qui est dénoncé, mais la masturbation elle-même, perçue comme non-naturelle. Bien sûr, ce « combat » est perdu d’avance, pour des raisons assez évidentes. (« tout coule », disait Héraclite, à croire que le phallus n’échappe pas à cette loi universelle) A la clé, culpabilité, haine de soi, honte de n’avoir pas su contenir un jus de bite qui devait fatalement s’évacuer. En un mot, nous voila revenu à la pire connerie moyenâgeuse possible.

     

    Le plus drôle, c’est que sur ces fora censés sevrer les gens, on ne parle de rien d’autre que de la grosse bite en bois ! Aucune discussion sur l’art, la philosophie, la littérature, l’actualité. Rien d’élevé, surtout. Juste le service trois pièces, dans son insondable grandeur. C’est comme si des drogués voulaient se soigner en ne parlant que de drogue. Pire encore, on a l’impression que ces gens prennent un plaisir malsain à raconter leurs problèmes sexuels à des inconnus.

     

    Résumons donc :

    -Lutte perdue d’avance contre des instincts naturels

    -Culpabilité artificielle, née de cet échec provoqué

    -Morale moisie, issue en droite ligne des religions révélées.

     

    Le monde est plein d’idées chrétiennes devenues folles, disait un écrivain. L’idéologie de la « pornodépendance » en est une parfaite illustration.

     

    Pour finir, voici une critique « live » de ce phénomène sur un forum dédié à la pornodépendance. Les divers arguments de part et d’autre sont avancés. Je vous laisse vous faire votre propre idée.

     

     http://pornodependance.vraiforum.com/t1119-L-avis-d-un-sceptique.htm#p33074

     

     

    Et pour le plaisir, un article d’un site chrétien anti porno : vous y apprendrez que faire des cochonneries en regardant Youporn attriste le saint esprit, et peut mener à l’homosexualité (terrible n'est-ce pas ?)

     

     

    http://www.nycodem.net/lecture/exhortation.php?id=293