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Réflexions diverses

  • La météo sur France 2 ou comment s'acheter une bonne conscience

     

    Vous harcelez vos collègues ? Vous menez la vie dure à ceux dont le physique vous déplait ? Vous avez poussé la petite timide 1ère de la classe au suicide quand vous étiez au collège, et vous culpabilisez ? Pas d’inquiétude : il suffit de quelques minutes de mise en scène pleine de bons sentiments pour vous racheter une virginité plus solide que celle de tous les saints catholiques réunis.

    Tenez la fameuse météo de France 2 dont presque tout le monde rigole en privé et qu’on se sent obligé de louer en public. Loin de moi l’idée de me moquer de cette pauvre fille, mais quand même… A quoi rime ce spectacle, au juste ? On va me dire qu’il s’agit juste de faire plaisir, de montrer qu’elle est comme les autres. Raisonnement tordu : si justement on est sommés de s’extasier devant ça, et si France 2 réalise ce caprice individuel en grande pompe, c’est que la personne n'est pas considérée comme normale. Et le stade suivant, c’est quoi ? Faire co-présenter le 20 heures par des syndromes de Tourette qui diront couille et bite toutes les dix secondes ?

    La société actuelle, derrière ses façades en carton-pâte, est intolérante à l’extrême. Elle passe son temps à exclure tous ceux qui s’écartent de la norme d’un demi-centimètre. Le harcèlement à l’école et au travail, la violence inouïe qui se déchaine sur les réseaux sociaux sont là pour en témoigner. Et l’on voudrait nous faire croire que tout va bien avec 2 minutes de tolérance ostentatoire ? Qu’on commence déjà par ne plus emmerder les petits gros, les grands bigleux et les filles qui ne s’habillent pas à la mode, et ensuite on pourra jouer aux champions de la tolérance que les handicaps les plus lourds ne gênent pas.

    Ce mélange d’hypocrisie et de bonne conscience est insupportable. C’est la version gauchiste et contemporaine du riche qui méprise ses petits employés toute la semaine et se rachète le dimanche à la messe en donnant 100 balles aux pauvres. « Comment, tu n’as rien donné à la quête ? Quel manque de compassion ! » Laver tous ses péchés d’un coup de baguette magique, et pouvoir en prime s’enorgueillir de ça, c’est quand même génial, avouons-le.

    En France, l’écrasante majorité des grossesses d’enfants trisomiques dépistées aboutit à un avortement, mais la populace raffole du spectacle de ceux qui arrivent à terme et moralise les gens qui y voient incohérence et mauvais gout. Faudra quand même que les casuistes de gauche m’expliquent, parce que moi, je m’y perds un peu.

  • Féminisme et langue française

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    Depuis quelques années, les féministes, qui ne sont pas à une connerie près, essayent de faire gober aux français une série de néologismes ridicules qu’on est sommé d’accepter sous peine d’hérésie : préfète, soldate, et même… autrice (oui oui, c’est le féminin d’auteur). En dépit de leur agressivité habituelle, d’une exposition médiatique importante de leur théories fumeuses et du soutien d’un certain nombre de ministres (ou devrais-je dire : de ministresses) il faut avouer que les français sont plutôt réticents.

    Loin de moi l’idée de me réclamer de l’académie française, remplie de vieux croulants de moins en moins lettrés. Mais on sent bien qu’il y a un problème, et qu’en dehors du microcosme politico-médiatique, personne ou presque ne se risque à utiliser ces nouvelles formes. Pour quelles raisons ? Nos idéologues de service ont bien sur des réponses toutes trouvées : sexisme endémique de la société, poids des traditions patriarcales, voire carrément sexisme de la langue française. Ben voyons.

    Une chose semble échapper à tous ces beaux esprits : en français comme ailleurs, on ne forme pas les mots comme on veut. Tout cela obéit à l’histoire de la langue et à des règles internes qui ont leur cohérence et n’ont rien à voir avec la domination patriarcale. Le suffixe –esse par exemple, qu’on trouve dans le féminin prophétesse, remonte, par l’intermédiaire du latin, aux féminins grecs en –issa, dérivés de basilissa, la reine, un mot hellénistique créé pour éviter les confusions de l’ancien mot, basileia, qui pouvait aussi signifier la royauté. Je ne connais pas assez la linguistique et l’histoire de la langue française pour dire en vertu de quoi certains mots ont pris ce suffixe et d’autres non, mais mon petit doigt me dit que ça n’a rien à voir avec la domination masculine et « l’outrecuidance phallique ».

    Histoire de rire un peu, voici d’ailleurs un superbe exemple d’ignorance crasse, entendu sur France 24 dans l’émission Actuelles. Le « féminicide ». Homicide étant, dans l’esprit de ces débiles le meurtre d’un homme. Pas de bol, homicide vient du latin homo, qui désigne l’être humain en général (une femme pouvant parfaitement dire « homo sum », même chez le très machiste Juvénal). L’homme, avec un service trois pièces, c’est vir (qui a donné le mot viril, si détesté par nos  militantes du progrès). D’où l’absurdité de ce néologisme, qui finira oublié dans les musées de la connerie féministe.

    Second problème : on ne change pas une langue par décrets. C’est l’usage des locuteurs qui décide du destin d’un mot. Si le français moyen considère que le mot « soldate » est ridicule, et pas les mots « tueuse » ou « actrice » il en a le droit. Ça s’appelle le sentiment qu’il a de sa langue, et aucun sectaire, même avec un doctorat de linguistique, ne peut le sommer de parler de telle ou telle manière.

    On se demande bien d’ailleurs où les « linguistes féministes », comme Edwige Khaznadar, dont les ¾ des considérations et des références bibliographiques ne sont pas linguistiques, mais idéologiques, ont bien pu avoir leur diplôme. Elle non plus n’a pas compris que le mot homme veut avant tout dire « être humain » et que s’il désigne aussi l’individu de sexe masculin, c’est en fonction de processus séculaires très complexes qu’on ne saurait expliquer par des considérations morales. Mais qu’importe l’histoire et l’étymologie, notre brave dame fait des enquêtes chez quelques dizaines de gugusses et croit pouvoir ainsi cerner le « vrai sens » du mot. « Vrai sens » ? C'est-à-dire ? Ce mot, comme beaucoup d’autres, a plusieurs sens, qui varient en fonction des époques, des régions, des personnes… En vertu de quoi le sens étymologique, qui en outre est le plus abstrait et général, serait illégitime ? On croit rêver.

    Le monde a besoin de savants armés d’une méthode rigoureuse, non d’idéologues qui pensent que leurs diplômes rendent scientifiques leur prêchi-prêcha moral. Tout ce qui sort de la bouche d’un historien n’est pas science historique. Les historiens de gauche et autres linguistes féministes feraient bien de s’en aviser.

     

    Pour aller plus loin, je vous conseille notamment l’article d’Antoine Meillet « le nom de l’homme » disponible ici :

    http://ctlf.ens-lyon.fr/t_voirtexte.asp?num=1040&fic=5314_fr_Meillet_1_T16&aut=Meillet, Antoine&txt=1&hd=1

    Ceux qui auront le courage de lire ce texte, probablement affreusement sexiste, constateront qu’il est basé sur une science beaucoup plus solide que la bouillie idéologico-moraliste de Mme Khaznadar et ses compères. Que M. Meillet n’avait pas besoin de faire des micro-trottoirs avec un dessin de femme préhistorique pour constater que « pour le sentiment d'un Français du peuple, le mot ‘homme’ désigne avant tout l'opposé de la femme. » Et qu’en outre, le double sens du mot homme en français n’a rien à voir avec la « mentalité archaïque », puisque c’est une innovation du français et de l’anglais par rapport aux langues indo-européennes plus anciennes (latin, grec, germanique, sanscrit…)

  • Un singe socialiste: le bonobo

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    Le bonobo est, selon les scientifiques, qui comprennent si bien le monde, un animal très proche de l’homme. Il a en effet plus de 95/100 de gènes en commun avec nous. A vrai dire, il est surtout très proche du socialisme et de la pensée ambiante. Jugez plutôt : peu bagarreurs, au contraire des chimpanzés, les bonobos passent leur temps à s’enculer. Ils pratiquent diverses positions, et beaucoup d’entre eux ont des relations avec les individus de même sexe. En outre, ce sont, chez eux, les femelles qui prennent les décisions importantes. Il n’en faut pas plus aux décadents actuels pour admirer cette merveilleuse espèce, par ailleurs en voie d’extinction. Les grands esprits se rejoignent, décidément.

    Transformer chaque jour un peu plus les hommes en mendigots pacifico-nihilistes auto-introspecteurs enculeurs travailleurs (comme dirait Céline), voici la noble tache que se sont donnés certains intellectuels et médias. Comme le bonobo, l’européen moderne ne fera pas la guerre (sauf quand l’Amérique et ses alliés le lui ordonnent). Comme lui, il n’aura d’attention, de passion que pour son service trois pièces, laissant la politique aux grandes personnes. Pour l’harmonie de son couple, il inversera les stupides schémas patriarcaux, pour laisser place au matriarcat, d’après les excellents conseils des folisophes féministes anglo-saxonnes.

    On nous montre certes beaucoup d’animaux à la télévision. Mais ce qu’on propose en exemple, en modèle pour l’homme, ce n’est ni la liberté du papillon ou du cheval sauvage, ni la beauté élégante des panthères, mais un grotesque singe obnubilé par sa bite. Ça ne s’invente pas. 

  • L'imam Chalghoumi et la langue française

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    Vous connaissez sans doute l’imam Chalghoumi. Mais si, enfin, cet imam qui fait la une des magazines, qui écrit des livres, et qu’on a vu chez Ruquier le mois dernier ! Le type à coté duquel Pujadas était haut comme trois pommes. 

    On reproche souvent à cet imam républicain entre tous ses liens prétendus avec le sionisme. Pure fables que tout ceci, mon bon monsieur ! Je ne verserai pas à mon tour dans des délires conspira-tionnistes aussi absurdes. Je préfère m’attacher à un domaine plus terre-à-terre, plus Bernardpivotesque si j’ose dire : la maitrise de la langue française. Domaine dérisoire, critique désespérée, je l’avoue, pour contrer insidieusement un message de lumière.

    Mais quand même… Quel niveau de langue, pour quelqu’un qui prend la parole en public régulièrement, qui soit disant, écrit des livres, qui donne autant de leçons ! Quelle tristesse que son amour passionné de la France ne lui ait pas donné envie d’apprendre mieux la langue.

     Quelle déchéance pour un pays que d’écouter autant quelqu’un qui n’est pas fichu de prononcer trois mots sans fautes de prononciation. Comme si niveau de langue et de pensée n’étaient pas corrélés. Comme s’il était possible de véhiculer un message sublime et profond avec 500 mots de vocabulaire et une syntaxe digne d’un mauvais élève de CP…

    Pour ceux qui croiraient que je suis mauvaise langue, deux vidéos édifiantes :

    http://www.youtube.com/watch?v=4EPL3DhItjw

    http://www.dailymotion.com/video/xckbfw_hassan-chalghoumi-homme-de-lettres_news

    Si vous toujours pas comprendre, moi rien pouvoir faire pour vous…

     

  • Une conception très spéciale de l'intelligence

    Ces derniers temps, l’autisme est de plus en plus médiatisé. Emissions, reportages, débats défilent à la chaine. On nous y explique que les personnes atteintes du syndrome d’Asperger, sont parfois des génies, mieux, qu’un nombre considérable de génies étaient des « Aspis ». En clair, ces autistes de haut niveau ont une intelligence supérieure à la moyenne.

    A l’appui, on nous expose les capacités de mémorisations sidérantes de certaines de ces personnes (retenir les 20 000 premières décimales du nombre pi, retenir quasiment par cœur des milliers de livres…), ou leur aisance à résoudre des problèmes mathématiques.

    Toute l’erreur ici, selon moi, est de considérer que cette mémoire d’éléphant, et cette intelligence d’ordinateur serait synonyme d’intelligence supérieure, et même  de génie. De croire que le cerveau idéal fonctionne comme une sorte de disque dur, qui mémorise tout ce qui lui passe devant les yeux.

    Pour ma part, je ne conçois pas de génie qui ait un manque d’imagination, des difficultés à s’intéresser aux autres, qui ait du mal à percevoir le second degré, l’ironie, l’humour en général. Ces critères me semblent infiniment plus importants pour définir l’intelligence que la capacité à résoudre un problème mathématique ultra-complexe, ou à trier des nombres premiers. Ou alors, il faut reconnaître que mon pc, et même ma calculette sont des génies, et que les grands poètes, conquérants, législateurs de l’humanité, qui étaient probablement incapables de telles performances intellectuelles, n’en étaient pas.

    Quoi d’étonnant, d’ailleurs, si notre époque, de plus en plus informatisée, mécanisée, mathématique, amoureuse de la performance valorise cette conception de l’intelligence ?

    Ce jeu médiatique est d'autant plus néfaste que la plupart des autistes, et des asperger, ne cadrent pas avec le profil du héros de Rain man, et se voient donc coller une étiquette qui ne leur correspond pas, comme l'explique très bien un article sur le sujet : « Non tous les autistes ne sont pas des génies »

    http://informations.handicap.fr/art-handicap-1-5643.php