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Pourquoi les dieux grecs ne devraient-ils plus nous concerner ? (Walter F. Otto)

athena pensive

"Nous admirons les grandes oeuvres des Grecs, leur architecture, leur sculpture, leur poésie, leur philosophie et leur science. Nous avons conscience qu'ils sont les fondateurs de l'esprit européen, qui depuis tant de générations s'est toujours à nouveau tourné vers eux, en des renaissances plus ou moins marquantes. Nous reconnaissons qu'ils ont, presque en tout, à leur manière, créé l'incomparable, que ce qu'ils ont créé vaut de façon exemplaire pour toutes les époques (...)

Nous lisons Homère comme s'il avait écrit pour nous, nous restons saisis devant les effigies des dieux grecs et les édifices des temples, nous suivons bouleversés le violent advenir de la tragédie grecque.

Mais les dieux eux-mêmes, de l'être desquels témoigne statues et sanctuaires, les dieux dont l'esprit déploie son règne dans toute la poésie d'Homère, les dieux que célébrent les chants de Pindare, et qui dans les tragédies d'Eschyle et de Sophocle donnent à l'existence humaine sa mesure et son but, devraient-ils vraiment ne plus nous concerner ?

Ne devons-nous pas dire que les oeuvres impérissables ne seraient jamais, sans les dieux, devenues ce qu'elles sont, et justement ces dieux grecs qui semblent ne plus nous concerner ?"

Walter Otto, Théophania, Introduction, traduction de J. Lauxerois et C. Roels)

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